INFRASTRUCTURES ROUTIERES : Les travaux de l’axe Fatick-Kaolack en pleine exécution

La reconstruction du tronçon de la Nationale 1, qui relie Kaolack à la capitale du Sine sur une distance de 42 kilomètres environ et dont les travaux avaient été lancés par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, ont effectivement démarré.
Ils sont bien là les gros engins de l’entreprise adjudicataire, positionnés à l’entrée du village de Gamboul, preuve inéluctable que la réfection, pour ne pas dire la reprise de l’axe Kaolack Fatick qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, a effectivement démarré après près d’une dizaine d’années d’attente.

Il est dix huit heures, moment de récupération et de repos pour la centaine d’ouvriers et d’ingénieurs qui viennent de boucler une journée de travail sur ce vaste chantier. La structure, décapée, a déjà reçu des tonnes de latérite sur une distance de près de 20 kilomètres. D’ailleurs, nous avons été obligés d’emprunter la voie de déviation spécialement aménagée et qui, sur une distance de 24 kilomètres, va de Kaolack à Gandiaye. Un parcours plus ou moins contraignant, en attendant la fin des travaux qui permettra à ce tronçon de retrouver toute sa splendeur et son dynamisme de corridor international, déversant sur plusieurs pays de la sous région. Pour le directeur régional d’Agéroute de Kaolack, Fatick et Kaffrine, M. Khoult Ndiaye, la reconstruction de la route Kaolack-Fatick a bien démarré après un projet d’exécution qui a pris le temps qu’il fallait. De l’avis du directeur régional de l’Agéroute, l’objectif  principal était d’observer l’évolution des dégradations avant toute finalisation. Ce qui a été bien fait, permettant ainsi aux travaux de démarrer sous de bons auspices.

C’est la première section qui part de Kaolack à Gandiaye qui a l’honneur de recevoir les premiers coups de pioche. L’armada, fait de gradeurs et autres gros engins d’une entreprise adjudicataire, positionnée à mi-chemin entre Kaolack et Gandiaye, précisément à Gamboul, n’a pas chômé depuis. Les déviations, permettant d’isoler momentanément la voie à construire et aux véhicules de circuler en toute quiétude, sont déjà réalisées entre Sagne Mbabara et Gandiaye. A rappeler que les travaux de réhabilitation de ce tronçon vont porter sur environ 42 kilomètres et devront permettre à cette route internationale, dénommée corridor de la Cedeao ou de l’Uemoa, de jouer son rôle initial qui est celui de faciliter la circulation des personnes et des biens vers l’intérieur du Sénégal et au delà, vers d’autres pays de la sous région, dont le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, la Guinée Bissau, la Gambie.
Toutes les dispositions ont été prises pour assurer la qualité de l’ouvrage, note M. Ndiaye qui affirme que la réalisation de cette infrastructure sera faite selon les normes de la Cedeao et de l’Uemoa pour un  coût global de 16 milliards de nos francs, financés par l’Etat du Sénégal.

Interpelé sur les lenteurs observées après le lancement des travaux en fin d’année 2014 par le Premier ministre, M. Ndiaye a rassuré que les délais initiaux seront bien respectés, rappelant que le tronçon sera donc réalisé en 18 mois et que la route aura une largeur de 7,20 mètres avec des accotements de 1,50 mètre de chaque côté. Des accotements qui seront d’ailleurs revêtus, si l’on en croit le directeur régional de l’Agéroute. Toutefois, précise-t-il, en agglomération, la route passe à 12 mètres, permettant ainsi le stationnement des véhicules empruntant cette voie, la Nationale 1 où passe le plus grand trafic du Sénégal.

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