Acteurs économiques de Kaolack : Les acteurs économiques demandent la réhabilitation du port commercial

Les opérateurs économiques de la région de Kaolack sont en première ligne à l’accueil du président de la République en tournée depuis ce lundi dans la zone. Ils demandent au chef de l’Etat de réhabiliter le port commercial de Kaolack pour faire redécoller l’économie du bassin arachidier. Ils ont évoqué aussi la restructuration de la Sonacos Sa et son impact dans la commercialisation arachidière.

Premier port fluvial de l’Afrique occidentale française (Aof), Kaolack vit dans l’ombre de ce passé glorieux. Certes l’infrastructure a repris des couleurs avec une desserte hebdomadaire d’un navire et des opérations de dédouanement qui rythment la vie du site, mais on est loin des pics des 1.620 bateaux accostant sur les quais en 1934. «La nouvelle équipe consulaire installée en 2010, a fait de la réhabilitation du port commercial un des axes de son mandat. Ce projet, articulé au port sec de Mbadakhoune, devrait permettre à la région de tirer profit de sa situation de principal carrefour des voies de communication de la sous-région. Des avancées notoires sont réalisées, nous attendons de l’Etat un appui pour accélérer le rythme», a indiqué El Hadj Abdoulaye Thiam, le Secrétaire général de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (Cciak). Des acteurs économiques très impliqués dans la commercialisation arachidière, le principal produit d’exportation de la région. A quelques semaines de l’ouverture de la campagne de commercialisation, la remise à flot de la Sonacos Sa, la principale huilerie nationale, par les pouvoirs publics semble brouiller les cartes chez les opérateurs privés stockeurs. Va-t-on assister à un retour en force de sa filiale en charge de l’achat des graines ou une confirmation de l’option de la libéralisation du volet commercial aux opérateurs étrangers ? «Un retour en arrière n’est plus envisageable, l’arachide est devenue un produit attractif tant sur le plan national que sur le plan international. Ce qui pousse les producteurs à s’investir davantage dans cette culture de rente. Ce serait dommage de briser cet élan avec le spectre d’une fermeture des frontières qui risque de mettre en péril la filière arachidière», met en garde Djibril Diop, vice-président de l’institution consulaire de Kaolack en charge de la section agriculture et membre de la Fédération nationale des organismes privés stockeurs (Fnops/T).
La création de chambres agricoles autonomes et les réformes des chambres de commerce figurent aussi dans le lot des thèmes que les acteurs économiques de Kaolack pourraient aborder lors de l’audience sollicitée du chef de l’Etat.

Mamadou GUEYE et Elimane FALL

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Le Soleil

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