Célébration de la journée de l’enfant africain : Trouver des solutions pertinentes aux problèmes des jeunes

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice a estimé que « les droits des enfants sont un pilier essentiel pour promouvoir une politique d’émergence ». Ismaila Madior Fall était à Fatick où, en compagnie de son collègue Mbagnick Ndiaye, en charge de l’Intégration africaine. Il a présidé la Journée de l’enfant africain.

La Journée de l’enfant africain, instituée pour se souvenir du massacre, par le régime blanc sud-africain, des écoliers noirs de Soweto, le 16 juin 1976, a été célébrée, cette année, à Fatick. Le tort de ces victimes innocentes de l’apartheid : une marche pour dénoncer les discriminations dont elles sont l’objet dans l’enseignement marqué par une mauvaise qualité des cursus. Bref, les écoliers de Soweto réclamaient le droit à un meilleur enseignement. Une bonne raison pour le ministre de la Justice, s’adressant aux enfants venus de toutes les régions du Sénégal, de souligner que « cette journée, qui vous est consacrée, doit nous faire prendre conscience que vos droits sont un pilier autour duquel les politiques de l’Etat en matière de développement devront s’articuler pour promouvoir une politique d’émergence ».

Selon Ismaila Madior Fall, l’importance de ces droits est la raison d’être de cette belle manifestation rehaussée par la présence des plus hautes autorités judiciaires, administratives, religieuses et coutumières des régions de Fatick,

Kaffrine et Kaolack. Le thème « Aucun enfant laissé pour compte pour le développement de l’Afrique » a été retenu, cette année, par l’Union africaine, pour évaluer sur l’ensemble du continent les progrès réalisés en faveur des droits de l’enfant. Pour M. Fall, il s’agit d’une obligation de redevabilité à laquelle chaque Etat est astreint envers sa jeunesse afin d’adresser les questions et les problématiques les plus urgentes, les plus prégnantes et d’y apporter des solutions pertinentes. Car l’Afrique compte une jeunesse dynamique constituant la moitié de sa population et dont les besoins en termes d’éducation, de santé, de formation, d’encadrement, etc., sont immenses. D’après lui, le Sénégal, qui n’est pas épargné par cette réalité, tente d’y faire face autant que ses moyens le lui permettent.

Approche-droit
En témoigne l’inscription de son système de protection sociale dans une perspective approche-droit, conforme à la convention des droits de l’enfant afin d’offrir à celui-ci des paquets de services et de transferts de nature à lui procurer une couverture maladie universelle sur des points liés à la prise en charge des médicaments, du traitement et de la vaccination, la gratuité des soins, les subventions et la garantie des mutuelles de santé. Aussi, a-t-il salué les efforts dans la recherche systématique de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) relatifs à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, l’amélioration de la nutrition et de l’alimentation scolaire, la mise en place d’une politique nationale de développement intégré de la petite enfance de zéro à six ans, la protection sociale de l’enfance en danger.

Selon le ministre de la Justice, le Sénégal place l’enfant au cœur de ses programmes et politiques de croissance inclusive et de développement durable afin de renforcer leur résilience face aux chocs conjoncturels en assurant un maillage satisfaisant du territoire national en institutions de prise en charge des enfants vulnérables. Parmi ces institutions, il y a la Direction de l’éducation surveillée et de la protection sociale qui joue un rôle important dans le rayonnement du service public de la justice. Sa directrice, Mme Ndèye Abibatou Youm Siby, a fait noter que 5.400 enfants ont été pris en charge dans le cadre de la protection sociale de l’enfance. Auparavant, le premier président de la Cour d’Appel de Kaolack, Ousmane Kane, avait évoqué les nombreux cas d’inceste et de pédophilie concernant des enfants dans des zones à vocation touristique et commerciale.

Mohamadou SAGNE   
 

 
 

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Le Soleil

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