Coopérative pour la transformation artisanale de l’huile : L’Ancar appuie les femmes de Kaolack

Les transformatrices de l’huile dans le bassin arachidier auront bientôt une coopérative. Cette initiative de l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar) vise à améliorer les procédés de transformation artisanale de l’arachide.

Les femmes qui s’activent dans la transformation artisanale de l’huile dans le bassin arachidier peuvent afficher le sourire. Ce, parce que l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar) veut mettre à leur disposition une coopérative. C’était l’objectif de l’atelier de deux jours, organisé dans la capitale du Saloum le week-end dernier par l’Ancar, en partenariat avec l’Institut de technologie alimentaire (Ita). Cette rencontre de mise en place d’un réseau des femmes transformatrices bénéficiaires des tables de traitement d’huile «seggal» visait également à pérenniser les acquis du projet de diffusion à grande échelle d’une technologie qui est en train d’améliorer les procédés de transformation artisanale de l’arachide. «Une fois installé sous forme d’une coopérative, le réseau sera la voix officielle de ces femmes auprès des partenaires (les services techniques, l’administration, le privé et les bailleurs de fonds) et pourra ainsi capter des fonds aidant à la mise en place de centrales d’achat et à la création d’un label ‘’qualité’’ de l’huile traitée», renseigne un communiqué du ministère de l’Agri­culture et de l’équipement rural.  
Auparavant, la directrice de l’Ancar, Mariama Dramé, a effectué des visites dans des unités de transformation artisanale d’huile à Dya, Diossong et Mbirkilane pour rappeler les effets nocifs de l’aflatoxine, substance cancérigène contenue dans l’huile d’arachide non traitée. Ainsi, ayant constaté que l’activité de transformation de l’arachide, notamment celle de trituration, en milieu rural, est essentiellement dévolue aux femmes, l’Ancar, en partenariat avec l’Ita, a pris l’initiative de «mobiliser les femmes bénéficiaires des tables de traitement d’huile afin qu’elles puissent trouver les voies et moyens d’assurer leur développement». Pour Mme Dramé, «il faut aller progressivement des unités artisanales vers la création de Petites et moyennes entreprises (Pme) de transformation de l’huile ‘’seggal’’ et cela ne peut se faire sans une bonne préparation des bénéficiaires à gérer des chaînes de valeurs plus importantes». Selon elle, il faut organiser ces femmes «d’abord, en coopérative pour la pérennisation du projet avant d’arriver dans le moyen terme à une étape supérieure plus importante, c’est-à-dire les Pme».

bgdiop@lequotidien.sn

Source: 
lequotidien.sn

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