Deuxième jour Fika 2 : Timide démarrage

Les exposants trouvés au Cœur de ville de Kaolack, lieu qui abrite la Foire internationale de la région (Fika), n’affichent pas encore le grand sourire. La clientèle se fait désirer malgré la gamme et la qualité des produits proposés par les exposants, venus de Kaolack, des autres régions du pays et de la sous région. Toutefois, les exposants espèrent une affluence avant la fin comme ce fut le cas l’année dernière.

L’ambiance n’est pas encore des grands jours au deuxième jour de la foire internationale de Kaolack (Fika). Les clients viennent au compte-gouttes même si pour certains, ils repartent après un long marchandage. En cette matinée du vendredi 3 février, une chaleur accablante règne au Cœur de ville de Kaolack. Les stands sont remplis de marchandises de tout genre en provenance de l’intérieur du pays et de la sous région. Il s’agit, entre autres, des variétés de semences, des produits locaux, des tissus d’art, teints à l’indigo, des wax. Des éleveurs d’animaux de race, des acteurs de la santé, etc. participent également à ce rendez-vous commercial.

Véritable plateforme d’affaires et de rencontre entre acteurs économiques, la Fika met en relation des opérateurs économiques d’horizons divers dans le but de nouer des contacts d’affaires. Cette année, 300 commerçants y exposent. Les exposants aux pavillons « Nguelowar », « Ngoyane » et « Sine Saloum » regrettent le démarrage timide de la Fika. Mais ils ne désespèrent pas et espèrent une affluence dans les prochains jours.

Lamine Niasse, le bonnet kaki à la « niassène » sur la tête, est à sa deuxième édition pour le compte du groupe « Tollou baye ». Il expose des variétés de semences de plusieurs spéculations. Le mil (souna 3), le sorgho niveau 621 b, le maïs type Early thaï R 1, l’arachide, le niébé type « Yacine », le riz du Burkina Faso, etc. lors de la première édition, il a noué des partenariats. « Après la Fika 1, beaucoup de cultivateurs sont venus acheter nos variétés de semences », précise-t-il, l’air jovial. Salimata Sidibé, une dame énergique est enthousiaste de prendre part à la Fika. Elle est la présidente de la coopérative des entreprises de transformation des céréales locales de la région de Kaolack. Sa coopérative vend comme produits des sirops concentrés à base du citron, du ditakh, du gingembre, du soump ; du couscous à base du mil, du « araaw », du niébé, etc.

Des lenteurs
Ces produits sont bien emballés dans des sachets kraft qu’elles ont confectionnés grâce à Clusa, un partenaire américain. « Nous pouvons composer beaucoup de plats à base du mil », affirme-t-elle. Salimata Sidibé plaide pour subventionner le mil à l’image de l’arachide afin d’inciter les Sénégalais à consommer les produits locaux.

Le Malien Mohamed Kanté est à sa 2e participation à la Foire internationale de Dakar (Fidak). Ce jeune trapu et très amical a un stand bien achalandé. On y trouve du beurre de karité du Mali et du Burkina Faso, des produits hygiéniques, des produits alimentaires. L’année, il avait réalisé un bon chiffre d’affaires et espère rééditer son coup. Taille moyenne et teint clair, Ibrahima Touré propose des tissus teints à l’indigo de qualité. Comme Mohamed Kanté et Mamadou Sylla, chef de la délégation du Mali à la Fika, il garde espoir de faire de bonnes affaires.

Toutefois, certains exposants déplorent les lenteurs notées dans la mise en place des installations et des équipements. Il faut courir de gauche à droite pour trouver des chaises, des tables pour s’asseoir et exposer ses produits. Lamine Niasse du groupe « Tool Baye » estime que le démarrage d’une foire suppose que « tout est prêt, sur place ». Il appelle les promoteurs de la Fika à corriger ces dysfonctionnements lors des prochaines éditions.

Par Elimane Fall, Souleymane Diam SY
 

Source: 
Le Soleil

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