Exercice de simulation : L’hôpital de Kaolack teste sa capacité de prise en charge de victimes de sinistre

Le Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niasse (Chrein) de Kaolack a testé sa capacité de prise en charge d’un afflux massif de blessés suite à un sinistre. Cela, à travers l’exécution d’un Plan blanc initié par le Centre des opérations d’urgences sanitaires (Cous).

Un ballet incessant d’ambulances débarquant à la chaine des dizaines de blessés, dont certains dans une mauvaise posture. Des familles désemparées venues aux nouvelles et harcelant littéralement les praticiens submergés. Ces scènes, dans cette chaude après-midi du mois de mai, se passent au Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niasse (Chrein) de Kaolack. Elles sont certes habituelles dans cet hôpital recevant souvent des blessés d’accidents de la route. Sauf que, cette fois-ci, il s’agit d’un exercice de simulation initiée par le Centre des opérations d’urgences sanitaires (Cous) pour tester la réactivité dans la prise en charge de blessés d’un sinistre dans cette zone carrefour.

Après près de 4 heures de mise en œuvre du Plan blanc, les organisateurs ont exprimé un réel satisfecit. « Cette simulation devrait nous permettre de planifier la prise en charge intra hospitalière d’un afflux massif de blessés évacués d’un lieu de sinistre, la Route nationale I en l’occurrence. Au total, il y a eu 80 blessés évacués et qui ont été correctement pris en charge au niveau de l’hôpital de Kaolack. Cette structure est habituée à un tel afflux de blessés et le choix porté sur elle après celles de Dakar n’est pas fortuit », a expliqué le Dr Abdoulaye Bousso, coordonnateur du Cous, qui a piloté l’exercice.

La disponibilité des acteurs de la santé, des autorités administratives et des forces de défense et de sécurité a donné à l’exercice de simulation des allures de mobilisation générale pour faire face à ce type de sinistre, malheureusement récurrent dans la région de Kaolack, au cœur de plusieurs accidents de la route meurtriers dont la dernière en date a eu lieu il y a quelques semaines lors du Magal de Porokhane.

« Au delà du sinistre dans le voisinage de l’hôpital, cet exercice permet aussi de réduire les conséquences d’un évènement interne à la structure sanitaire telles qu’un incendie. Car théoriquement, il existe un risque de deux incendies par an pour un hôpital de 500 à 1.000 lits dans notre pays », a relevé Saliou Tall, directeur de la structure qui a accueilli l’exercice en mettant à la disposition du Cous son plateau technique et le personnel hospitalier. A signaler la participation remarquable de la Croix-Rouge régionale à l’exécution de ce Plan blanc.
 

Auteur: 
Elimane FALL
Source: 
Le Soleil

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