Fatick, Kaffrine et Kaolack : 5 milliards de FCfa pour valoriser la filière mil

Le Projet des services et entreprises du mil (Psem), lancé en juin dernier, par le département de l’Agriculture des Etats-Unis, à travers l’Union fédérale des coopératives agricole du Sénégal, se propose de mieux valoriser cette céréale. Un atelier de formation a réuni des leaders producteurs des régions de Fatick, Kaffrine et Kaolack. L’objectif est de renforcer les capacités de 100 Agents prestataires de services (Aps) intervenant dans ce programme.

La chaîne de valeur mil est promise à un bel avenir. C’est du moins le sentiment des responsables du Projet des services et entreprises du mil (Psem), en marge d’un atelier de formation de leaders producteurs dans la commune de Kaolack. Ce projet qui prend le relais de deux programmes sur la chaîne de valeurs mil, appuyé par la coopération américaine, veut mettre l’accent sur la transformation de cette céréale de base dans notre pays. « Le Psem est un programme qui s’inscrit dans la continuité du projet mil financé par l’Usaid avec l’union des coopératives agricoles américaines (Clusa) comme agence d’exécution. Son coût est de 5 milliards de FCfa sur 2 ans et les zones d’intervention sont les régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack et Dakar », a expliqué Laurent Gomis, le directeur du projet. Une initiative qui va mettre l’accent sur la transformation et la commercialisation. L’objectif est d’apporter plus de valeur ajoutée à cette céréale qui constitue l’aliment de base dans les zones rurales sénégalaises. Une approche saluée par les producteurs dans le sud du bassin arachidier. « Le projet, avec la mise en place d’Agents prestataires de services (Aps), nous offre plus d’autonomie d’actions. En tant qu’acteurs, nous sommes moins dépendants de la direction du projet et nous intervenons en tant qu’opérateurs économiques apportant notre savoir-faire commercial pour l’écoulement de la production », a déclaré Malick Diallo, producteur à Gainth Pathé, dans le département de Koungheul. L’atelier de Kaolack, qui a réuni une soixantaine de responsables d’organisation de producteurs, est la première étape vers la mise en place de 100 Aps des quatre régions d’intervention du projet.

Démarré depuis le mois de juin dernier, le Psem a signé trois protocoles avec les communes de Diob (Fatick), Boulel (Kaffrine) et avec l’antenne du bassin arachidier sud de l’Agence national de conseil agricole (Ancar).

Elimane FALL
 

Source: 
Le Soleil

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