Fatick, Kaffrine, Kaolack : Une centaine de patients bénéficie de la chirurgie de proximité

Les centres hospitaliers régionaux de Fatick, Kaffrine et Kaolack et le centre de santé de Nioro ont accueilli, pendant trois jours, des interventions chirurgicales dans le cadre d’un programme d’activités décentralisées des Sociétés sénégalaises de hernie, de colo proctologie et de chirurgie digestive.

Le Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niasse (Chrein) de Kaolack a accueilli, à la fin du mois d’avril 2017, des interventions chirurgicales. Ces dernières sont initiées par les Sociétés sénégalaises de hernie, de colo proctologie et de chirurgie digestive dans le cadre d’activités de consultations et d’interventions chirurgicales. Une aubaine pour les patients des régions centrales, surtout ceux inscrits sur une liste d’attente jusqu’au mois de novembre prochain.

C’est pourquoi le responsable de ce programme s’est réjoui de cet accès élargi à des interventions médicales de pointe menées en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale et le Projet d’appui à l’offre et à la demande de soins (Paodes), soutenu par la coopération technique belge. « Il s’est agi d’activités de décentralisation de la chirurgie avec comme objectifs de se rapprocher des populations et de permettre aux praticiens, évoluant en dehors de l’agglomération dakaroise, de bénéficier de l’encadrement de professeurs de l’université et de leurs assistants », a indiqué le Dr Soh Bâ, chef du Service de la chirurgie de l’hôpital régional de Kaolack.

Les hôpitaux régionaux de Fatick et Kaffrine et le centre de santé de Nioro ont aussi bénéficié des activités de ce projet.
De fait, pendant trois jours, plus d’une centaine d’interventions ont été faites dans les centres hospitaliers de Fatick, Kaolack, Kaffrine et au niveau du centre de santé de Nioro. Douze chirurgiens ont assuré les opérations dans les trois régions et une cinquantaine de spécialistes ont pris part à la table ronde sur la chirurgie décentralisée avec des participants venus de la sous-région.

Signalons que ces structures hospitalières régionales souffrent d’un déficit criant en médecins spécialistes. Selon le Dr Bâ, il n’existerait, dans toute la région de Kaolack, que deux chirurgiens généralistes et trois autres dans des domaines spécifiques. D’où, selon lui, l’intérêt de telles activités décentralisées pour soulager les patients en attendant une solution durable.
 

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Auteur: 
Elimane FALL
Source: 
Le Soleil

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