Grossesse et maladie rénale : une néphrologue prône un suivi régulier des consultations prénatales

Le docteur Adama Cama, chef du service de néphrologie de l’hôpital régional de Kaolack (centre), a souligné mercredi, la nécessité pour les femmes d’être assidues aux consultations prénatales, afin de se prémunir de la maladie rénale aiguë qui apparaît souvent lors de l’accouchement.

"La plupart des femmes que nous suivons sont atteintes de maladie rénale aiguë. Cela survient souvent après l’accouchement ou au détour d’une grossesse. Il est donc important que les femmes fassent les consultations prénatales afin d’être très tôt suivies", a déclaré Mme Cama, lors d’un entretien avec l’APS.

La célébration de la Journée internationale de la femme coïncide avec la journée mondiale du rein, a-t-elle signalé. "C’est l’occasion pour moi d’inciter les femmes vivant dans le monde rural à accorder une grande importance à la consultation prénatale", a insisté la responsable sanitaire.

L’édition 2018 de la Journée mondiale du rein porte sur le thème "Le rein et la santé de la femme, un facteur à ne pas négliger".

Cette manifestation est l’occasion de "rappeler aux sages-femmes la nécessité d’une prise en charge rapide des femmes présentant par la transfusion ou l’évacuation rapide vers une structure sanitaire plus adaptée lors de l’accouchement", a indiqué la néphrologue.

La maladie rénale est une infection chronique qui touche les reins, deux organes localisés au niveau lombaire. Elle peut se manifester par des œdèmes, une hypertension artérielle ou même asymptomatique (ne pas présenter de signes), selon le chef du service néphrologie du centre hospitalier régional de Kaolack.

Elle a ajouté : "Quand on développe une maladie rénale on peut se retrouver avec une anémie, des œdèmes, des saignements, des hémorragies, l’hypertension artérielle et des douleurs osseuses bien que ces signes ne soient pas spécifiques au rein".

A cet égard, le docteur Cama a insisté sur la nécessité d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique régulière, pour se prémunir de la maladie rénale.

"Pour préserver le rein, il faut boire beaucoup d’eau et manger des aliments moins salés et faire une activité physique. On ne demande aux gens de faire un régime sans sel ni sucre mais il faut qu’ils mangent moins salé", a-t-elle indiqué.

Mme Cama a donné l’exemple de la zone de Kaolack, caractérisée par la salinité de l’eau. "Il y a un risque si on ajoute du sel ou du bouillon lors de la préparation des aliments. Dans les pays développés, le sel est quantifié, chez nous ce n’est pas le cas", a-t-elle fait remarquer.

Adama Cama a en outre mis en garde contre le recours systématique à la médecine traditionnelle, estimant que certaines potions, racines et produits peuvent attaquer le rein bien que la preuve du caractère nocif de ces produits ne soit pas encore formellement établie.

AKS/BK
 

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APS

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