IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR L’AGRICULTURE SENEGALAISE 1 MILLION D’HECTARES DE TERRE AFFECTES PAR LA SALINISATION

Au Sénégal, la salinisation des terres causée par les changements climatiques, a affecté plus de 1 million d’hectares. La révélation a été faite par Mame Yacine Badiane  Ndour, chercheur à l’ISRA. Elle présentait hier, mardi 22 Août, en marge du lancement du réseau des journalistes associés aux questions agricoles et pastorales, une communication portant sur le thème : «l’impact des changements climatiques sur l’agriculture sénégalaise».

Au Sénégal, actuellement, la salinisation des terres a dépassé 1 million d’hectares. La révélation a été faite par Mame Yacine Badiane Ndour de l’Isra. Elle présentait hier, mardi 22 août lors d’un panel organisé par le réseau des journalistes associés aux questions agricoles et pastorales, une communication sur le thème : « l’impact des changements climatiques sur l’agriculture au Sénégal».

Selon elle, au niveau des zones de Fatick, Kaolack et même Casamance, il y a certaines terres qui sont complètement abandonnées. « Ces terres sont appelées les tannes. Ce sont  des terres qui sont incultes donc non cultivables. Le changement climatique accélère le phénomène de dégradation des terres mais il y a d’autres facteurs entropiques comme les pratiques agricoles qui ne sont pas bien adaptées. Actuellement, on a constaté que ce phénomène évolue rapidement à cause de l’inclusion marine», a-t-elle expliqué. Dans la foulée, elle ajoute que les sols sodiques (quand on passe de la salinisation à la sodicité où il y a un autre phénomène de complexification qui fait que le sol ne peut être plus utilisé) sont passés de 6% à 19% de 2001 à  2003.

Evoquant l’impact des  changements climatiques sur les ressources en eau, Mme Ndour relève que l’agriculture dépend de deux ressources naturelles importantes notamment la terre et l’eau. Ces ressources, dit-elle  sont impactées par les changements climatiques surtout dans la zone sahélienne.

Selon elle, au Sénégal, les dernières études faites ont montré  que dans tous le pays, il y aura une baisse de la pluviométrie en 2100. Cette baisse va impacter forcément sur l’agriculture et les ressources en eau. D’où l’importance de sensibiliser les producteurs. «Il faut qu’il y ait l’accompagnement de l’Etat pour que  information climatique soit partagée par l’ensemble des acteurs. Même l’éleveur avant d’aller en transhumance doit avoir l’information climatique pour ne pas avoir de risque », soutient-elle. 

Source: 
APS

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Kaolack Tags