Insertion professionnelle : 470 millions de FCfa pour renforcer la formation dans les zones centre et nord

Le Projet formation insertion (Pfi) initié par le gouvernement du Sénégal, avec l’appui de la coopération luxembourgeoise, compte renforcer la formation technique professionnelle. A ce titre, 470 millions de FCfa seront injectés dans les zones centre et nord pour des formations qualifiantes en adéquation avec le marché du travail.

Le gouvernement du Sénégal va mettre l’accent sur la qualité des ressources humaines dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse). Une orientation stratégique mise en pratique à travers le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) qui constitue le cadre d’opérationnalisation. Pour le sous-secteur de l’enseignement technique professionnel, les besoins d’une formation qualifiante adaptée à la demande des entreprises sont pris en charge par le Projet formation insertion (Pfi) élaboré par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat (Mfpaa). L’objectif est de contribuer au développement d’une formation professionnelle et technique de qualité, équitablement et accessible aux filles et aux garçons, répondant à la demande du marché. Une articulation rappelée vendredi dernier aux participants d’un atelier de renforcement des capacités sur le suivi-évaluation des projets de formation et d’insertion à Kaolack. Venus des structures d’enseignement technique des régions de Diourbel, de Fatick, de Kaffrine (centre), ces derniers devaient, à l’issue de la rencontre, « stabiliser les indicateurs des résultats de chaque Projet de formation insertion », a souligné Sékou Badji, le directeur de la planification et des projets de l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) qui exécute ledit programme.

Appuyé par la coopération bilatérale du Duché de Luxembourg, le Fpi, dans son déploiement dans les zones centre et nord du pays, va mobiliser des ressources financières de l’ordre de 470 millions de FCfa, a informé M. Badji. Dans le détail, les filières validées dans chaque région correspondent à des spécificités locales. Ainsi pour le Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) de Mbacké, la filière avicole est mise en avant. L’agroécologie est en vedette à Ségré Ngatta dans la région de Kaffrine, le maraîchage à Nioro, alors que Kaolack va miser sur les métiers de l’esthétique.

« Dans le cadre du Fpi, l’accent est mis sur des filières innovantes et porteuses à forte potentialité de développement à l’instar de l’agroécologie pour laquelle les acteurs ont besoin de formation qualifiante pour s’insérer dans un créneau porteur. C’est le même cas pour Kaolack où les opérateurs ont choisi la filière esthétique avec le boum des salons de coiffure dans la capitale du Saloum », a souligné le responsable de l’Onfp.

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Auteur: 
Elimane FALL
Source: 
Le Soleil

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