JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME KAOLACK, CARREFOUR DE LA MOBILISATION

Le Sénégal célèbre demain mardi 25 avril la journée mondiale de lutte contre le paludisme à Kaolack. Naguère l’un des pays bastion de l’épidémie dont tout le territoire national était gangrené, le Sénégal commence à se tirer des griffes du paludisme qu’il est en train de terrasser en réduisant son ampleur et en neutralisant son impact morbide. Toutefois, sur la carte sanitaire, le mal s’est retranché dans des zones identifiées au Centre, Sud et Sud-Est du pays et sont dans le collimateur du Programme national de lutte contre le paludisme selon le coordinateur, le Dr Oumar Sarr lors de sa dernière sortie médiatique.

Demain, mardi 25 avril le monde entier va célébrer la journée mondiale du paludisme. Le Sénégal comme à l’accoutumée se joint à cet élan  mondial en la célébrant cette année dans le bassin arachidier. Kaolack marquera ainsi un tournant décisif dans la lutte contre la maladie.  Sous la présidence du ministre de la santé et de l’Action Sociale, ce rendez vous annuel  sera une occasion d’évaluer les progrès réalisés et surtout de donner une nouvelle dynamique à la capitale du Saloum. L’événement sera également opportun aux partenaires du Sénégal de réaffirmer leur engagement  pour faire que d’ici 2020,  c’est-à-dire dans trois ans pour que la pré-élimination soit certifiée.

Avec  comme  thématique «Abolir le paludisme pour toujours», la journée sera également une occasion pour l’Oms d’exhorter ses états membres à renforcer la prévention. Une  stratégie cruciale qui a permis de réduire l’ampleur de ce mal. En atteste les nouveaux cas de paludisme qui ont chuté de 21 % entre 2010 et 2015 dans le monde. Idem pour le taux de mortalité palustre qui a reculé de 31 % au cours de la même période de cinq ans. Selon toujours les termes d’un communiqué de l’OMS, ces progrès  impressionnants dans la réduction de la charge de morbidité due au paludisme ont été enregistrés dans plusieurs régions du monde. C’est le cas de l’Afrique subsaharienne, où l’incidence (le nombre de nouveaux cas), et le taux de mortalité due à ce mal ont fortement diminué de 21 % et de 31 %, au cours de cette période de cinq ans.

Les mêmes données ont également indiqué que la région européenne a été déclarée exempte de paludisme. Dans l’ensemble des 53 pays de cette région, «un an au moins s’était écoulé sans qu’un seul cas de paludisme contracté localement ait été signalé ». Les autres régions du monde touchées ont également fait des avancées notables dans la riposte à la maladie. 

400 000 MORTS  DANS LE MONDE

Toutefois, en dépit de la régression dans tous les foyers du monde, le paludisme continue de décimer les populations en tuant actuellement 400 000 personnes par an. Ce qui a poussé l’organisation onusienne qui s’active dans la santé de souligner qu’ils restent beaucoup à faire, et le rythme des progrès doit être largement accéléré. Car, «les données de 2015 ont montré qu’ «un enfant meurt de cette maladie toutes les 2 minutes». Cette même année, le nombre de nouveaux cas de la maladie était estimé à 212 millions.  D’où les fortes recommandations à réduire de 40 %  l’incidence du paludisme et de sa mortalité entre 2015 et 2020.

Auteur: 
Abdoulaye Fall
Source: 
Sud Quotidien

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