Kaolack/ Face à la mévente constatée sur la commercialisation de l’arachide: Les producteurs de Keur Madiabel crient leur ras-le-bol

Fortement mobilisés hier avec leurs camarades des villages environnant, les producteurs de la commune de Keur Madiabel aujourd’hui affilés à la confédération des syndicats autonomes (Csa) ont se sont fait distingués. Arborant des brassards rouges et autres colliers en miniature, confectionnés avec des graines d’arachide, ces paysans qui ne veulent plus qu’on leur parle des opérateurs, incitent à ce que l’Etat leur retourne les coopératives agricoles. Autrement dit leur anciennes organisations de commercialisation. Ceci, pour rayer définitivement de la carte de commercialisation, les opérateurs agricoles et ouvrir les portes d’une nouvelle forme de campagne sans les imperfections constatées durant ces dernières années et encore moins d’arnaques. Même si la marche qu’ils avaient prévue d’organiser dans la commune de Keur Madiabel n’a pas été autorisée, ces acteurs de la filière sont très remontés contre les opérateurs à cause d’une prestation on conforme à ce qui était retenu pendant les rencontres préparatoires à cette présente campagne. A cet effet ils trouvent que depuis le démarrage des opérations le 1er Décembre dernier, les opérateurs bien étant agrées, n’ont ouvert le seul point de collecte sur toute l’étendue de la commune de Keur Madiabel. Ce qui, en réalité, freine toute activité aux producteurs lesquels peinent aujoud’hui à écouler un seul kilogramme d’arachide à un prix rémunéré. Un acte que les opérateurs ont sciemment commis pour ouvrir les portes à un marché noir communément appelé « Mbapatt » afin d’éviter le prix homologué c’est-à-dire les 210 Frs fixés par le comité inter-professionnel de l’arachide (Cnia) et pousser les paysans à vendre moins. D’Ailleurs sur le terrain c’est la même situation qui est constatée. Les paysans qui n’ont aucune solution palliative, sont alors obligés de céder leurs produits à de vils prix allant de 170, 180, à 185 Frs. Hier, lors du marché hebdomadaire, une pléthore de gros porteurs était stationnée aux alentours de ce grand local pour acheter ces coques d'oléagineux, mais difficile était de trouver auprès des commerçants un prix supérieur à 185 Frs.

Auteur: 
Abdoulaye Fall

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