Kaolack/ Lutte contre la traite des migrants. ONG et OCB à l’école de la sensibilisation

Les organisations non-gouvernementales (ONG) et autres organisations communautaires de base (Ocb) ont poursuivi hier Mercredi 7 Août dernier à Kaolack un séminaire de formation en sensibilisation communautaire. C’est surtout pour décourager de manière stratégique les candidats à l’émigration et aux voyages à l’aventure. Pilotée par le projet « Recolteha » qui est l’une des pontes de l’organisation « France Terre d’Asile », cette formation regroupait une trentaine de participants venus des différentes collectivités du département. Elle a surtout été initiée pour restituer le rapport d’un précédent atelier de renforcement de capacité des ONG en lutte contre la traite des êtres humains en Afrique, (Association pour la promotion de la femme sénégalaise (Aprofes), Association sénégalaise pour un développement Equitable et solidaire (Asdes), la rencontre Africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) ) entre autres. En amont nous dit-on, ce rapport étudiait les concepts de traite des êtres humains et le trafic illicite des migrants sur le continent africain. Le choix de Kaolack pour abriter ce genre de rencontre s’explique ainsi de la véracité du phénomène de l’émigration dans cette partie du pays. Chaque des milliers de jeunes filles comme garçons quittent cette région ou y transitent parfois pour aller sur le chemin d’une aventure incertaine. Durant ces dernières années plusieurs milliers d’entre eux ont perdu la vie dans des circonstances désastreuses ou sont parfois confrontés à d’autres formes de maltraitance inhumaines par la cruauté des passeurs. Aujourd’hui, même si beaucoup parmi les organisations de lutte contre le phénomène peinent à avancer des chiffres fiables sur le nombre de personnes embastillées par la furie de l’émigration, cette démarche entreprise par la chargée du projet Tatiana Pehoupa et le président de l’Asdes, Mamadou Lamine Ly obéit à la volonté commune de l’ensemble des parties prenantes de réduire à la plus faible échelle les 533.000 émigrés africains. Un projet pour lequel ils en appellent autant le concours des institutions locales de Kaolack que celui de l’Etat afin de faire parvenir les ressources nécessaires pouvant servir à sa réussite.

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Auteur: 
Abdoulaye FALL

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