KAOLACK/ MENACE DE FERMETURE DE L’USINE « DOMITEXKA DU SALOUM » LES TRAVAILLEURS DISENT NIET ET CHARGENT SES COMMANDITAIRES

Face aux rumeurs qui circulent un peu partout dans les couloirs de l’industrie sénégalaise et qui font état d’une éventuelle fermeture de l’entreprise textile « Domitexka du Saloum », les travailleurs de l’usine sont montés hier au créneau pour fustiger cette décision même si elle n’existe pas. Fortement regroupés autour de Samba Dia, le responsable de la logistique et de l’approvisionnement au sein de l’entreprise, les travailleurs disent ne pas comprendre que la société puisse subir ce genre de sort, si l’on comprend que malgré qu’elle soit laissée entre les mains des 80 travailleurs qui s’y activent depuis des années, elle convoite aujourd’hui un chiffre d’affaire de plus de 500 Millions de Frs. Ainsi dans leurs propos, ils ont signifié à l’ancien directeur de l’usine Lamine Kane qu’ils accusent d’avoir agité cette requête en se servant des retraités de la défunte société « Sotiba Sympafrique », que leurs manœuvres ont peu de chance de prospérer et qu’à leuir niveau, ils useront de toutes leurs énergies pour faire avorter ce projet de ventilation du matériel en place. Car estiment-ils, vendre le matériel d’une société de 500 Millions de chiffre d’affaire, pour une maudite somme qui ne fait même 25 Millions, ne ressort que de l’absurdité. Surtout quand on est aussi conscient que depuis sa mise en location vente en 2012 au Directeur de CCBM, Serigne Mboup, tous les compartiments de l’usine qui étaient mis en marche à l’époque, continuent toujours de fonctionner sans interruption et que les travailleurs continuent encore de percevoir leurs salaires malgré les difficultés relevant du soutien défectueux et multifacette de l’Etat.  D’ailleurs, outre l’appel qui ont lancé en direction des autorités publiques, et le souhait d’être visité par le président de la République qu’ils ont tantôt émis, leur rencontre d’hier avec la presse a aussi été l’occasion de démontrer le poids que « Domitexka du Saloum » peut supporter dans la politique de l’emploi au Sénégal et le marché de l’emploi local en particulier. Pour ce cas précis, les travailleurs précisent que si tous les départements marchent (filature, tissage, teinture et autres) l’usine serait alors en mesure d’absorber un effectif de 1000 emplois fixes et saisonniers et serait aussi dans les dispositions de produire en moyenne deux containers de balles par jour. Ainsi face à l’industrie chinoise, les travailleurs de la société textile de Kahone déplorent le vol souvent commis par les chinois, concernant les logos dont ils sont attributaires. Mais également du prix de vente que ces étrangers imposent sur le marché et qui leur bloquent toute activité. Pour sur société qui limite son marché étranger, au Mali, en Mauritanie, au Niger,et en Algérie, ses responsables trouvent qu’il est alors évident qu’elle doit évoluer dans un marché sécurisé chez elle et bénéficier de tous les privilèges lui permettant de générer des emplois.

Tags: 
Auteur: 
Abdoulaye Fall

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Kaolack Tags