Kaolack : Oubliés dans les écoles, les sinistrés appellent à l’aide

Après les inondations dues aux pluies diluviennes des semaines dernières, beaucoup d’écoles de la commune de Kaolack sont devenues des logements pour les familles sinistrées.
Les ecoles Senghane Badiane, Mansour Ba et Serigne Bassirou Mbacke sont les institutions scolaires qui accueillent les démunis.
Au CEM Bassirou Mbacké, nous avons trouvé 14 pères de familles désemparés. Pour Babacar Ndiaye qui parlait en leur nom, «depuis 1999, c’est la même chose. À chaque fois qu’il pleut, nous sommes obligés de sortir de nos maisons».
Entourés par des enfants aux pieds nus sur un océan d’herbes parsemé d’immondices, notre interlocuteur poursuit «les conditions de vie d’ici sont déplorables, nous vivons dans une seule classe avec toute la famille, l’électricité est inexistante et pour faire nos besoins nous n’avons qu’une seule toilette avec le nombre de personnes qu’il y’a ici, vous voyez ce que cela fait comme promiscuité».
Nos maisons abandonneés
«Un homme n’abandonne jamais sa maison de son propre gré» a lancé, mélancolique, M. Ndiaye.
«En venant ici, nous avons laissé des bagages chez nous car avec la précipitation et l’urgence, nous étions obligés,et des personnes malintentionnées en ont profité pour nous voler quelques affaires»
Il précise que chez lui, la sécurité n’était pas fameuse car il n’avait mis que des chaînes au niveau des portes de ses deux chambres.
L’ouverture des classes, une épée de Damocles.
Avec l’ouverture des classes qui aura lieu dans moins de deux mois, le sort de ses oubliés de Kaolack est plus que préoccupant.
«Chaque nuit, nous ne dormons pas en pensant à notre devenir, bientôt on va nous déguerpir car les cours vont redémarrer et nous n’avons pas les moyens de prendre un logement» a confié Babacar.
Du côté des secours ou assistance, le père de famille est formel: «aucune autorité ne s’est présentée ici pour s’enquérir de notre situation, on nous a laissés à nous mêmes et ceci est anormal et inélégant car nous sommes des citoyens sénégalais»
Il faut rappeler qu’à part ces délogés vivant dans les écoles, il y’a aussi des familles qui vivent dans des maisons prêtées dans des quartiers comme Ocass ou Ngane Saer.
 

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