Kaolack : plaidoyer pour la consommation des fruits et produits agricoles locaux

Le professeur titulaire de cardiologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Abdoul Kane a appelé, mercredi à Kaolack, les populations à privilégier la consommation de nos "fruits et produits agricoles naturels" pour prévenir et lutter contre les maladies chroniques.

Il est important, dans le cadre de la prévention et de la lutte contre les maladies chroniques comme l’hypertension et le diabète, de privilégier la consommation des "fruits et produits agricoles naturels" au détriment des denrées alimentaires issues des industries, a indiqué le Pr Abdoul Kane.

Le professeur de cardiologie s’exprimait à l’atelier marquant l’ouverture de l’édition 2016 des journées du parrain du centre hospitalier régional El hadji Ibrahima Niass de Kaolack, prévue du 13 au 16 avril courant.
"Les denrées alimentaires industrielles sont en général trop salées ou trop sucrées. Malheureusement de nouvelles habitudes alimentaires poussent les gens à surtout consommer ces produits parfois au détriment de leur santé du fait de plusieurs facteurs combinés", a expliqué Abdoul Kane.

Dans sa communication axée sur "les maladies chroniques : cas du diabète et de l’hypertension", il a déploré le fait que les populations "guettent des produits manufacturés souvent très chers pour satisfaire leurs besoins alimentaires".

"Notre combat à nous tous est d’oeuvrer pour un changement de ce paradigme au profit d’une consommation de nos produits agricoles naturels qui sont en qualité et en quantité suffisantes", a-t-il soutenu.

"Nous avons des fruits comme les mangues, les melons et des denrées alimentaires naturelles que nous ne consommons pas assez malheureusement au point qu’une bonne partie de la production pourrie", a déploré le Pr Kane.

"Si vous parcourez les régions du Sine-Saloum ou d’autres du pays vous êtes étonnés par la quantité des fruits ou denrées agricoles locales qui pourrissent à cause de nos nouvelles habitudes de consommation de produits manufacturés", a-t-il souligné.

Le Professeur a regretté le fait que dans un pays comme le Sénégal, "à cause des habitudes alimentaires extraverties, chaque année la moitié de la production des mangues pourrissent faute de commercialisation et de développement d’unités de transformation".

"Nous pouvons, avec nos fruits et autres produits agricoles naturels, manger moins salé, moins sucré, manger sainement et surtout à moindre coût", a dit le conférencier qui appelle à "en finir avec ces idées fausses qui soutiennent que manger qualité, c’est manger cher".

"Aujourd’hui cela n’est pas le cas alors que nous pouvons faire de la cuisine et manger qualité à un bon prix pour le bien être de notre organisme et œuvrer dans la prévention des maladies cardiovasculaires chroniques", a-t-il ajouté.

AB/PON

Source: 
APS

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