Kaolack/ restitution des droits à la femme. Les femmes veulent passer de la théorie au concret

En partenariat avec le centre canadien d’Etudes et de coopération internationale (Ceci), et l’organisation « Affaires Mondiales » Canada, leur bras financier, les femmes des régions de Kaolack, Kaffrine, Fatick et Tambacounda ont poursuivi hier Vendredi 15 Mars de nouvelles réflexions autour du nouveau projet dit « Voix et leadership des femmes » qu’elles ont d’ailleurs débuté sur une partie du pays pour renverser les tendances en matière de restitution stricte des droits fondamentaux à la femme. Autrement dit, surpasser la phase théorique de ce programme spécifique pour inciter au respect strict, mieux l’effectivité de ces droits à tous les niveaux de la vie. Même si à présent beaucoup d’engagements ont pu être constatés au plan de l’élaboration de textes consensuels et que de l’autre côté on sent une nette volonté du gouvernement de résoudre cette cause que ces sensibilités du genre ne se sont jamais abstenues à défendre, les femmes du Sénégal et leurs partenaires canadiens ont opté de remettre du poil à la bête pour obtenir ce qui paraît un facteur fondamental à leur survie et l’avenir de leurs consœurs. Toutefois s’agit-il aussi à travers ce projet, de plaider la cause de la forte population de jeunes filles toujours laissées à elles-mêmes dans une société où elles n’ont aucun droit et restent en permanence exposées à toute forme de violence, agression, et autres sévices morales ou corporelles. Ainsi pour Mme Seck Marième Coulibaly, chargée de programme à l’égalité de droit entre les femmes et les hommes au Ceci « il faut que les instruments juridiques adoptés par nos gouvernements puissent être appliqués de manière effective. Ce projet là vise comme résultat utile un exercice accru des droits des femmes au Sénégal et une effectivité des droits des femmes et les hommes. Il s’agit aussi d’une initiative novatrice de par son approche assez inclusive et participative qui vise à travailler avec une vingtaine d’organisations de la société civile féminine active du pays dans le domaine de la promotion et protection des droits de la femme. Et avec l’implication de cinq (5) autres réseaux faitières regroupant des organisations des associations de femmes et des jeunes filles, il sera certainement possible de prétendre à mettre plutart à l’échelle » a-t-elle précisé. Une démarche selon laquelle, cette coopération de femmes sénégalaises avec les canadiens tient avant chaque rencontre organisée à s’entretenir avec les administrations locales, les autorités religieuses et coutumières des régions afin que ces dernières s’imprègnent davantage des biens fondés de cette nouvelle initiative et puissent appuyer et accompagner activement sa mise en œuvre.

Auteur: 
Abdoulaye FALL

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