Kaolack/ Retard sur le démarrage de la campagne de commercialisation de l’arachide Les besoins paysans font renaître le système du bradage et des prix hors norme

A un peu plus de trois (3) semaines avant son ouverture officielle, la campagne de commercialisation de l’arachide renoue avec ses irrégularités et impuretés. Même si aujourd’hui le comité inter-professionnel a déjà retenu 210 Frs pour l’échange d’un kilogramme d’arachide sur le marché national, les opérateurs qu’on taxe souvent de véreux commencent à investir le marché et achètent l’arachide à de viles prix intercalés entre 175, 180 et 185 Frs. Certains producteurs interrogés dans les marchés de Ndiba Ndiayène, Nioro, Ndramé Escale, Ndiedieng, Passi, Ndoffane Wack Ngouna et autres, où la situation persiste de plus en plus, ont tous révèle que c’est grâce à des besoins structurants ayant surgi en ces périodes de rentrée scolaire, (inscriptions des enfants, futurs étudiants à l’Université ou au moyen secondaire, mais également pour le besoin d’aller en pèlerinage dans la ville sainte de Touba, ou couvrir d’autres charges sociales qui les interpellent souvent) que cette situation est née. Ces producteurs qui trouvent que la date butoir d’ouverture de la campagne de commercialisation fixée pour le 1er Décembre prochain est encore trop loin pour être attendu, disent ne plus être dans des dispositions d’attendre ce moment venu, compte tenu des nombreuses charges qui se présentent en eux et qui doivent impérativement être satisfaites. Certains opérateurs interrogés dans ces lieux de spéculation, pensent en effet que le fait d’acheter à un prix inférieur à celui déjà planché ne revêt que de la vérossiité. Car, même si la campagne n’est pas officiellement ouverte, l’idéale serait de respecter le prix précédemment fixé par le cnia l’an passé et qui, de facto, est jusqu’à présent en vigueur sur le marché. Ces opérateurs s’inquiètent cependant sur le fait que malgré l’ampleur que revêt la situation, personne parmi les autorités n’a réagi, et n’a essayé d’apporter une quelconque solution à ce problème. Toutefois dans ces marchés hebdomadaires, des dizaines de camions sont chargés et convoyés chaque jour à des destinations inconnues, et les estimations en tonnes de graines enlevées passent quotidiennement de 50 à 100 tonnes d’arachide. Une situation qui, selon les exportateurs a  déjà fait l’objet d’une prédilection lors les précédentes rencontres périodiques de la commission de suivi du ministère de l’agriculture. Mais aussi des faits qui pourraient sans doute porter préjudice à l’avenir les paysans sénégalais dans leurs revenus, et causer une campagne hypothétique à la filière concernée.

Auteur: 
Abdoulaye Fall

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