Kaolack/ Sécurité alimentaire : Le Sénégal s’éloigne de la liste rouge

Le Sénégal n’est pas en insécurité alimentaire. En cette phase courante, il n’existe nullement dans son territoire un seul département en situation de crise. Ce constat est de Pierre Senghor, secrétaire exécutif du conseil national de Sécurité alimentaire (Se-CNSA) qui présidait hier Vendredi 16 Novembre à Kaolack un atelier de présentation cartographique des projets et programmes de sécurité alimentaire. Si au courant de la précédente saison, le plan d’urgence mis en circulation dans six (6) départements du pays a débouché sur une assistance d’une population de 385.000 personnes en difficulté alimentaire,  Pierre Senghor constate que c’est seulement au niveau de certaines poches du pays que les équipes de supervision et d’études sont arrivées à prendre isolément des populations en crise. Déjà en Juillet/ Août dernier, les cas isolés connus des services de sécurité alimentaire, ont surtout été enregistrés dans les trois (3) départements de Matam. Depuis, nous dicte le secrétaire exécutif du Se-Cnsa, des mesures palliatives ont été prises au niveau central, particulièrement au conseil national de la Sécurité alimentaire où toutes les informations concordantes ont aussitôt été mises à la disposition du premier Ministre pour des directives de dédramatisation et décantation de la situation d’urgence. Le secrétariat exécutif du Se-Cnsa annonce par ailleurs que le seul problème qui fait buter le déroulement normal du programme de Sécurité alimentaire, provient des départements comme ceux de Matam, qui, chaque année durant reviennent se tailler une place sur la liste des zones menacées ou installées en position de crise. Une situation qui, de son appréciation, présente une kyrielle de raisons : physiques, météorologiques, culturelles et même sociales dans certains cas. Ainsi comme muries, les solutions à l’ensemble de ces questions relevées dans ces poches de résistance, seront particulièrement basées sur les analyses rigoureuses de la réalité sur le terrain, aussi bien que sur la construction de la résilience de nos territoires, et de nos ménages qui demeure un pilier central des orientations données par le président de la République. Pour le cas particulier à la région de Kaolack, les études montrent que Kaolack, depuis l’histoire, n’a jamais figuré sur la liste rouge des régions menacées. Cependant dans le département de Guinguinéo, une population de prés de 7000 personnes restent submergées dans une totale précarité, contrairement à Nioro où l’effectif a largement dépassé les 17.000 âmes.

Auteur: 
Abdoulaye Fall

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