Kaolack/ Suite au meurtre de la dame Mbossé Thiam L’APROFES condamne et réitère son slogan « halte aux violences faites aux femmes et filles »

Après la disparition brutale de la Dame Mbossé Thiam dans des conditions dont on se souvient encore, l’Association pour la promotion de la Femme sénégalaise (Aprofes) est dans tous ses états. Dans une lettre adressée hier à notre rédaction, l’association a fermement condamné l’acte du mari Moustapha Sall et demande aux autorités d’agir pendant qu’il est encore temps et punir sévèrement les coupables. Dans la continuité de sa requête, l’Aprofes exige le renforcement des sanctions dans la réforme du code pénal en cours et sollicite auprès des autorités l’autorisation aux organisations de se constituer en partie civile. Tout comme la pénalisation de la délivrance de certificats médicaux de complaisance en cas de violence sur une femme ou une fille. Invitant toutefois à une cessation des violences régulièrement exercées sur les femmes, les associées de la présidente Mme Ly Bineta Sarr et de la responsable du point  focal Ecoutes et Orientations Mme Ndèye Ndeub Diagne, estiment que depuis un certain temps, une forte recrudescence des violences faites aux femmes et aux filles se confirme de plus en plus. Pour s’en convaincre, il suffit simplement de consulter les cas rapportés quotidiennement par la presse et deviner le reste des cas passés sous silence. Pour la seule région de Kaolack, plus de 2844 cas sont recensés. Ceci dans le seul point d’Ecoutes et d’Orientation de l’Aprofes. Ainsi élucidant le cas de la jeune lycéenne Katty Guèye, froidement tuée par deux jeunes délinquants et les péripéties rocambolesques que cette affaire a finalement connues. L’Affaire Abibatou Ly, monitrice stagiaire dans une Ong résidant, brûlée vive à la fleure de l’âge dans son lieu de travail et l’impunité manifeste autour de ce meurtre, l’Aprofes se convint qu’à l’instar des autres pays du monde, c’est le Sénégal tout entier à travers ses organisations de femmes qui dénonce avec véhémence cette violence sournoise et gratuite. Laquelle est aussi vigoureusement condamnée autant par la législation que le droit constitutionnel, comme en atteste la loi 99-05 du 13 Janvier 1999. Ainsi en partenariat avec le coordination régionale des femmes leaders de Kaolack, l’Aprofes s’apprête à durcir le ton afin de faire respecter les droits de protection des femmes et des enfants tels que dictés par la convention sur l’Elimination de toutes formes de Discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) et celle des droits de l’Enfant (CDE).

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Auteur: 
Abdoulaye FALL

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