Karang/ Libre circulation des personnes et des biens sur la Sénégambie : Une pléthore de mesures pour éradiquer les tracasseries

Assurer aux populations une libre circulation de leurs personnes et leurs biens afin de promouvoir des échanges économiques et commerciales durables et une sécurité dans leurs transactions, telles sont les décisions prises par les gouvernements sénégalais et gambiens lors de la journée du 1er Mars dédiée à la libre circulation sur la transgambienne. Mais aussi à mettre en place une stratégie durable de prise en charge de la circulation pour une éradication totale des tracasseries. Ainsi à travers la résolution que le groupe consultatif, des représentants de la commission et du parlement de la communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest, la société civile et autres autorités politiques et administratives des organisations multilatérales, entendent mettre à la disposition des deux chefs d’Etat du Sénégal et de la Gambie, il est surtout considéré la prise en compte du traité de la Cedeao sur la promotion de la coopération et de l’intégration dans la perspective d’une union économique de l’Afrique de l’Ouest qui est aujourd’hui fondée sur la libre circulations des personnes et leurs biens, la levée des barrières non tarifaires, la libéralisation des échanges et la mise en place d’un tarif extérieur commun et de politiques commerciales communes. Rappelant toutefois que le protocole de la Cedeao sur la libre circulation des personnes et de droit de résidence et d’établissement, les textes qui les complètent, l’adoption du passeport communautaire, l’institution de la carte nationale d’identité biométrique et la mise en place d’un schéma de libéralisation des échanges permettent aujourd’hui une forte mobilité des populations et un mouvement accru des marchandises au sein de l’espace régional. Ainsi fort de cela ces partenaires s’engagent à renforcer les liens séculaires entre le Sénégal et la Gambie  ainsi que la formulation et la mise en œuvre d’un programme sénégalo-gambien de facilitation de la libre circulation des personnes et leurs biens. Invitant cependant les états des deux pays à créer un observatoire des pratiques anormales sur le corridor Dankar/ Banjul afin de lutter contre les nombreuses tracasseries sur la route et les frontières, ils aussi proposé l’installation de centre d’informations frontalières afin de mieux assister les usagers du corridor, à l’instar de la maison des citoyens de la Cedeao. Dans ce même mémo, ils demandent au secrétariat permanent sénégalo-gambien d’assurer en rapport avec les autorités locales, les Ministres en charge de l’intégration le suivi des recommandations sorties de cette journée du 1er Mars. Ils invitent en même temps les gouvernements des deux pays à prendre des mesures nécessaires diligentes et effectives sur les dispositions de la convention de transit routier inter-états de la Cedeao. Aussi la commission de la Cedeao à partager la présente convention avec les autres états membres de la communauté et les organisations internationales et régionales concernées. Egalement au parlement de la communauté à s’approprier et s’associer pleinement dans la mise en œuvre de ce processus. D’ailleurs c’est pour ces multiples considérations que le comité s’est dit engager à œuvrer à l’institutionnalisation de cette journée qui se tiendra annuellement et alternativement en Gambie et au Sénégal, une manière d’évaluer  les avancées du compromis sur le corridor Dakar/ Banjul.

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Auteur: 
Abdoulaye Fall

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