L’Université du Sine-Saloum bientôt opérationnelle

Le chef de l’Etat a donné des instructions afin que l’Université du Sine-Saloum Elhadj Ibrahima Niass (Ussein), en phase active de construction, ouvre ses portes dans les meilleurs délais. Une annonce faite, hier, par Ibrahima Guèye, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à l’occasion de la première rencontre des partenaires scientifiques internationaux de l’université.

L’Université du Sine-Saloum Elhadj Ibrahima Niass (Ussein), à en croire le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, va probablement ouvrir ses portes au cours de la prochaine année universitaire. Il a fait cette annonce, hier, lors de la première rencontre des partenaires scientifiques internationaux de l’université. En réalité, a renchéri le recteur de l’Ussein, Amadou Tidiane Guiro, les travaux de construction des cinq campus prévus pour le projet ont connu un retard. Les plus hautes autorités avaient alors résilié le contrat liant l’entreprise chargée des travaux à la puissance publique.

Aujourd’hui, une autre entreprise est en train de terminer les travaux. Mieux, sur le plan pédagogique, l’Ussein a déjà reçu 860 candidatures pour pourvoir des postes d’enseignant et du personnel administratif. La procédure de recrutement est actuellement en cours, selon le recteur.

Soixante licences professionnalisantes ont été identifiées avec l’appui technique et l’accompagnement d’Agreenium, l’Institut agricole vétérinaire et forestier de France (Iavff). Une manière pour l’université de s’aligner sur les standards internationaux. C’est d’ailleurs dans cette dynamique que l’Ussein a déjà signé onze conventions de partenariat avec des universités de renommée mondiale comme celles de Moncton (Canada), Virginia Tech (Etats-Unis d’Amérique) ou Kwazulu Natal (Afrique du Sud). De même, des organismes, tels que la Cedeao, le Coraf et Usaid-Era, soutiennent fortement la future université.

Projet majeur du chef de l’Etat, l’Ussein sera, d’après M. Guiro, une université d’excellence, résolument tournée vers les filières agricoles. Comme pour s’adapter à l’adéquation formation-emploi, elle va former des ressources humaines de qualité dédiées au secteur de l’agriculture, à la résolution de l’insécurité alimentaire, à la pauvreté, au développement rural, au sous-emploi et à la jeunesse.

Le recteur a aussi rappelé que les cinq campus (Kaolack, Fatick, Toubacouta, Diourbel et Kaffrine) qui vont bientôt sortir de terre sont situés au cœur du bassin arachidier. C’est ainsi que Kaolack sera ouvert aux étudiants qui s’intéressent à l’agronomie. Fatick va former des étudiants sur des questions relatives à la pêche. Le campus pédagogique de Toubacouta va délivrer des enseignements en environnement et développement durable. Celui de Diourbel sera consacré à l’hydraulique et aux énergies renouvelables. Enfin, à Kaffrine, il sera question d’élevage et de production animale. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, la création de cette université est également une volonté d’équilibrer la distribution spatiale des institutions universitaires et des effectifs. Car l’accès des populations à l’enseignement supérieur est non seulement un impératif de développement harmonieux et équilibré, mais également une question fondamentale d’équité.

M. L. DIATTA
 

Source: 
Le Soleil

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