Le centre de santé de Nioro menacé par les ravins

La mairie de Nioro a procédé au vote de son budget. Une occasion pour le maire Abdoulaye Ba de lancer son énième cri de cœur su le danger qui guette le centre de santé attaqué de tout bord par les ravins.
La commune de Nioro a procédé ce mercredi au vote de son budget.  Cette année il s’élève à 250 593 702 F CFA. Une manifestation qui a servi de tribune au maire Abdoulaye Ba de revenir sur une doléance vielle de 20 ans. En effet, la principale préoccupation des populations de Nioro demeure sans nul doute la délocalisation du centre de santé. Cette structure sanitaire qui s’est distinguée par ses résultats est devenue un danger public pour ses usagers. En effet, depuis 1997, date à laquelle le ministre de la santé de l’époque avait envoyé une lettre demandant au maire d’identifier un site pour la délocalisation de la structure pour des raisons de sécurités, aucun avancement n’a été noté. Seydou Sy Sall, ministre de l’urbanisme sous le régime libéral  avait  à son temps attiré l’attention des autorités sur la gravité du site exposé au ravinement. Vingt ans après, le centre de Nioro est dans l’insécurité totale. Une situation que le maire Abdoulaye Ba dénonce et demande aux autorités d’agir avant que l’irréparable ne s’y produise. «  La problématique de la délocalisation du centre de Nioro nous dépasse largement. Tous les maires qui se sont succédé ont écrit les plus hautes autorités mais rien. Le centre de santé est attaqué par les ravins. Le personnel et les malades ne sont plus en sécurité. La capacité d’accueil est insuffisante. Seize(16) lits pour le pavillon d’hospitalisation et vingt-deux(22) à la maternité. Près de 700 malades sont hospitalisés à la maternité et près de 1450 malades au pavillon d’hospitalisation » tonne le maire. Pourtant le centre de Nioro accueille des milliers de malades surtout pendant les grandes cérémonies religieuses comme le magal de Porokhane et le Ziar de Taïba Niassène. Autant de facteur qui font dire au maire que le département de Nioro mérite d’avoir un hôpital à l’image de celui de  Kaolack. Autre préoccupation qui hante le sommeil des populations du Rip c’est l’insécurité. Malgré sa position géographique qui l’expose, le département de Nioro est frontalier avec la Gambie. Avec le terrorisme qui sévit dans les pays frontaliers, le département de Nioro ne dispose d’un poste de police. Il n’y a qu’une seule brigade de gendarmerie qui est souvent débordée. Pourtant le conseil municipal a donné un terrain pour la construction d’un poste de police mais jusque-là rien. Le problème qui se pose le maire est que si Boy Djiné a réussi à passer par Nioro pour se rendre en Gambie, est ce qu’un djihadiste ne peut pas faire comme lui. Une interrogation à laquelle seules les autorités sont habilitées à répondre
 

Auteur: 
MARIE BERNADETTE SENE

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Kaolack Tags