LITIGE FONCIER ENTRE NDIAFFATE ET LES SALINS DU SALOUM LES POPULATIONS DES 43 VILLAGES IMPACTES S’AGITENT

Le contentieux opposant la commune de Ndiaffate aux salins du Saloum à propos d’une bande de terre que ladite société veut exproprier sur un périmètre dont ladite commune réclame la paternité est encore loin de connaître son épilogue. Après une conférence de presse tenue lundi dernier par un groupe de conseillers municipaux de la commune de Kaolack se réclamant du comité d’initiative pour la protection des limites territoriales de ladite commune, c’était hier le tour aux 43 villages qui regroupant la commune de Ndiaffate, d’observer un «sit-in» devant le siège de leur institution.

Les populations de 43 villages de la commune de Ndiaffate, dans la région de Kaolack, ont observé un «sit-in» hier, jeudi 12 janvier, devant les locaux de leur mairie, pour encore une fois dénoncer ce qu’elles appellent «une tentative d’expropriation de terre commise en association, et soutenue par l’Administration et la mairie de Kaolack». Par la voix de leur 2e Adjoint au maire, Yahya Kâ, les populations de Ndiaffate ont manifesté leur indignation par rapport à la position de la commune de Kaolack qui a attendu qu’elles se dressent contre le projet d’extension des périmètres champêtres des Salins du Saloum, lancé quelques mois auparavant, pour prendre la défense de ladite société et prétexter un projet de délimitation de ses propres limites territoriales pour lui aménager le terrain.

Selon les populations de Ndiaffate, au lieu de respecter les clauses du dernier décret relatif à ce projet, la commune de Kaolack s’est plutôt embastillée dans une démarche frauduleuse en faisant déplacer les bornes de délimitation des deux communes dans le périmètre communal de Ndiaffate. Et ce, en fonction des besoins fonciers de l’entreprise. Même si aujourd’hui, autant la commune de Kaolack que celle de Ndiaffate se sont mis d’accord sur un élément de référence commun, qui est le décret 68-715 du 21 Juin 1968 fixant les limites entre les deux communes, il est toutefois avéré que depuis le début de ce processus la commune de Ndiaffate n’a jamais accusé réception d’un quelconque document ou d’une quelconque correspondance par écrit l’associant dans ces opérations de délimitation.

Dans son adresse d’hier à la presse, le 2e Adjoint au Maire de Ndiaffate a surtout cherché à faire revenir le comité d’initiative de protection des limites territoriales de Kaolack à la raison. Pour lui, c’est le titre foncier numéro 933 qui intéresse la commune de Ndiaffate dans tout ce contentieux. Ainsi dans le rapport du décret, il est bien mentionné qu’en «direction du Sud-Ouest, sur 2160 mètres environ, borne P ou No 16 sur la route de Passy à la limite Est-Sud-Est du titre 933. En direction du Sud-Ouest, sur 750 mètres environ, borne Q ou No 17 sur la route de Passy, à la limite Sud-Est du titre 933. En direction de l’Ouest, sur 3050 mètres environ, borne R ou No 18 sur la limite Sud du titre 933. En direction de l’Ouest-Nord-Ouest, sur 1340 mètres environ, borne S ou No 19 sur la limite Sud-Sud-Ouest du titre 933. En direction du Nord-Ouest, sur 3000 mètres environ. Borne T ou No 20 sur la limite Sud-Ouest du titre 933. En direction du Nord-Nord-Est, sur 750 mètres environ, borne U ou No 21 sur la limite Ouest-Nord-Ouest du titre 933». Des passages du décret qu’il a d’ailleurs conseillés, autant à la commune de Kaolack qu’à la société des Salins du Saloum de relire avec beaucoup d’intérêt.     

Auteur: 
Abdoulaye Fall
Source: 
Sud Quotidien

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