Mme Aminata Touré plaide pour un partenariat entre le privé et les collectivités locales

Mme Aminata Touré, Envoyée spéciale du président de la République, a plaidé, vendredi dernier, un partenariat entre collectivités territoriales et le secteur privé local sur la problématique du financement du développement local. L’ancien Premier ministre présidait un atelier de formation du Cercle des communicants en décentralisation (2CD) à Kaolack sur le thème du budget participatif.

Comment asseoir de manière durable des cadres de participation citoyenne autour de la gestion des collectivités territoriales à travers notamment le concept de budget participatif ? C’est autour de cette problématique que les membres du Cercle des communicants en décentralisation (2CD) ont convié à la réflexion les acteurs du développement local de la région de Kaolack.

Venue ouvrir la rencontre, Mme Aminata Touré, Envoyée spéciale du président de la République, a saisi l’opportunité pour suggérer des financements innovants en faveur des collectivités territoriales en donnant l’exemple de la centrale solaire de Malincounda inaugurée jeudi dernier par le président Macky Sall. « L’exemple qui me vient en tête en matière de financements innovants pour les collectivités locales est celui de Malicounda dans le département de Mbour où la commune a offert un espace géographique à l’opérateur privé pour exploitation, en contrepartie elle a obtenu des actions à hauteur de 5% du capital, ce qui va lui apporter des recettes de l’ordre de 400 millions, soit le double du budget de l’institution», a-t-elle fait savoir en guise de piste en matière de stratégies de financements alternatives aux collectivités territoriales.

Réagissant sur le thème « Budget participatif : Quelles stratégies pour le renforcement et la durabilité des cadres de participation citoyenne ? », l’ancien chef du gouvernement a par ailleurs prôné des partenariats entre le secteur privé local et les communes dans lesquelles elles sont installées dans le cadre des commandes publiques, pour « asseoir une dimension locale au Plan Sénégal Emergent». A ce propos, elle a convoqué la responsabilité sociétale des entreprises de plus en plus de mise dans notre pays. L’atelier de Kaolack qui s’inscrit dans le programme de la deuxième édition de l’Université de la décentralisation initiée par un réseau de journalistes en décentralisation a réuni dans la capitale du Saloum, outre les membres de la structure, des élus locaux, des chefs de services déconcentrés et des experts de la décentralisation. « La problématique du financement des collectivités locales est au cœur de la réflexion pour rendre effective la deuxième phase de l’Acte 3 de la politique de décentralisation au Sénégal », a soutenu le président du 2CD, Ibrahima Ethia, lors de l’ouverture de la formation. La troisième édition de ce cycle de formation se tiendra en décembre à Saint–Louis, a-t-il informé à l’issue de la cérémonie de ratification de la convention de partenariat avec Enda-Ecopop qui soutient cette initiative.

Elimane FALL
 

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APS

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