Prolifération des déchets plastiques : Une stratégie communautaire innovante à l’essai à Kaolack

Une stratégie de lutte innovante contre la prolifération des déchets plastiques se mène à Kaolack, dans la capitale du bassin arachidier. L’initiative soutenue par la municipalité et l’antenne diocésaine de Caritas porte l’empreinte du Comité de développement de Kaolack (Codeka) une plateforme des acteurs locaux.

L’image peu reluisante d’une ville au décor de plastiques dans toutes ses déclinaisons qui colle à la capitale du Saloum, Kaolack, pourrait sous peu appartenir au passé. Pour éradiquer le fléau de la prolifération du plastique qui affleure à chaque coin de rue, parfois sur les arbres, une démarche innovante a été mise en place sous l’égide d’une association locale, le Comité de développement de Kaolack (Codeka), en partenariat avec l’antenne régionale de Caritas. Un combat qui prend les allures d’une croisade, tant l’engagement des acteurs semble sans faille. Parmi les premières communes à disposer d’un centre de prétraitement des déchets plastiques, la municipalité de Kaolack veut prendre le taureau par les cornes. La structure installée sur le front de mer dans le quartier de Koundam réceptionne chaque année 40 tonnes de cette substance non recyclable. En amont, le dispositif fait la part belle aux actions d’information, d’éducation et de communication.

Des écoles élémentaires de la ville déroulent un programme d’éducation environnementale axé sur la lutte contre la prolifération des déchets plastiques et l’acquisition de connaissances sur le tri à domicile des ordures ménagères. Des enfants qui constituent un relais pour les adultes au sein des différentes concessions. Ici le choix s’est porté sur des quartiers périphériques souvent destinataires des ordures ménagères collectées par la voirie municipale et les opérateurs privés.

C’est ainsi que les zones de Touba Ndorong-Ndorong Extension et Diamaguene-Nimzat ont été ciblées par le projet pour un tri primaire des déchets plastiques qui sont acheminés par la suite au centre de Koundam installé avec l’appui de la commune de Kaolack en charge de sa gestion.

Selon Edouard Ndong, responsable de la cellule de l’animation urbaine de Caritas Kaolack, la clé du succès dans cette lutte passe par une démarche inclusive de tous les acteurs sociaux. « Ce qui s’est passé à Kaolack où la commune, à travers le Codeka, a appuyé la mise en place d’un centre de prétraitement. Elle travaille en synergie avec les autres acteurs sociaux comme les conseils de quartier, les communautés scolaires ou les Asc, et elle est à la base des résultats encourageants obtenus dans cette croisade contre la prolifération des déchets plastiques », a analysé cette figure régionale des problèmes urbains. Du côté de la subdivision régionale de l’environnement et des établissements classés, on suit de près cette dynamique. D’autant qu’avec l’adoption d’une législation contraignante visant l’élimination à long terme des emballages plastiques, un signal fort a été donné par l’Etat en la matière. Outre la nocivité du plastique pour la régénération des sols, sa prolifération dans les zones urbaines offre un décor inesthétique et inhospitalier pour nos villes, soulignent les techniciens de l’aménagement des territoires.

Auteur: 
Elimane FALL
Source: 
Le Soleil

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