Promotion des céréales locales : La chaîne de valeurs des céréales sèches prend forme

La crise alimentaire de 2008 a remis au goût du jour la question de l’incorporation de la farine de mil dans la fabrication du pain dans les boulangeries modernes au Sénégal, en vue de promouvoir les filières céréales locales.
Parallèlement à cette  expérience, la Fédération des organisations non-gouvernementales du Sénégal (Fongs)  s’est attelé, depuis 36 mois, à agir sur l’offre en pain artisanal « tapa lapa » dans le monde rural et sur les autres produits transformés; beignets, galettes, entre autres. Une expérience de mixage de la farine de blé et des céréales locales dans la fabrique du pain, partagée hier au siège de la Fongs à Thiès entre acteurs de la chaîne de valeurs en perspectives d’une extension des activités dans tout le pays.
Selon Babacar Diop, président de la structure faîtière, des zones tests dans les régions de Kaffrine, Kaolack et Thiès ont permis, en relation avec l’Isra et l’Ancar, de respecter les exigences techniques pour assurer des productions de qualité et en quantité  suffisante. «  En relation avec l’Ita, nous avons pu mettre en place des minoteries,  conformément aux besoins en farine de qualité utilisable dans la fabrique du pain », a-t-il confié.
Il assure que l’incorporation de farine de mil, de maïs, de sorgho dans la fabrication du pain artisanal, des beignets, des galettes est un modèle pertinent dans la recherche de la souveraineté alimentaire par la valorisation des ressources locales au Sénégal.  «  De 2000 à 2012, la consommation de blé est passée de 19,22 kilogrammes à 24,46 kilogrammes par personne et par an », a-t-il indiqué.
A ce rythme, a-t-il précisé, le Sénégal devra importer près de 1.200.000 tonnes de blé par an, à l’horizon 2050,  soit  environ 200 milliards de FCfa. « Une manne financière qui va peser négativement sur notre balance commerciale ; d’où toute la pertinence du choix proposé par ce projet», a-t-il noté.
Dans cette invite à renforcer la souveraineté alimentaire au Sénégal par la réduction des importations céréalières et l’augmentation de la valeur nutritive de l’alimentation en milieu rural, la proposition de la Fongs aux décideurs du pays vise aussi à réduire le chômage par l’offre d’emplois sur la chaîne de valeur et à accroître les revenus des populations.                                                                                                                            
Mbaye BA

Source: 
APS

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