Retard noté dans la distribution des intrants : Le ministre de l’Agriculture avance un problème de programmation

Réagissant au retard constaté dans la mise en place des intrants dans certaines zones, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, a indiqué qu’il s’agit d’un problème de programmation en fonction des conditions pluviométriques des zones agro-écologiques. En tournée de supervision dans la région de Kaolack, hier, il a assuré que l’engrais sera disponible le plus tôt possible dans cette zone où l’hivernage a fini de s’installer.

Au deuxième jour de leur mission de supervision de la mise en place des semences certifiées et des intrants dans le bassin arachidier, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, et le secrétaire d’Etat à l'Accompagnement et à la Mutualisation des organisations paysannes, Moustapha Lô Diatta, accompagnés d’une forte délégation, se sont rendus à Keur Madiabel et à Wack Ngouna, deux communes situées dans le département de Nioro du Rip.

La troisième étape de leur visite a été le village de Médina Mass où ils ont visité le champ du vieux Mamadou Diop. Dans cette partie du pays, l’hivernage s’est installé de façon précoce depuis le 27 juin. Selon le directeur régional du Développement rural (Drdr), Pierre Diouf, 70,5 mm de pluies sont tombés en 4 jours. L’arachide est dans cette zone au stade de levée. Keur Madiabel et Wack Ngouna ont reçu 733 tonnes de semences d’arachide certifiées entièrement cédées aux paysans. Le secrétaire de la Commission de distribution de Keur Madiabel, Mamadou Bitèye, a précisé qu’ils ont réceptionné 15 tonnes de niébé et autant pour le maïs. Pour les intrants, Keur Madiabel a reçu 100 tonnes, dont 60 tonnes pour la variété 6 20 10 engrais d’arachide et 40 tonnes pour le triple 15. Les paysans de Wack Ngouna ont reçu 133 tonnes pour l’engrais d’arachide. Partout, les acteurs du secteur ont magnifié l’initiative du ministre, une première du genre, notamment à ce stade de l’hivernage.

Toutefois, le premier adjoint au maire de Wack Ngouna, Ibrahima Sall, a demandé une augmentation des dotations en semence et en intrant. Seynabou Fall Khouma, présidente du Réseau des producteurs des semences locales, a, elle, déploré le fait que sa structure qui compte 1060 producteurs n’a jamais bénéficié d’engrais subventionnés encore moins de matériel agricole, malgré les multiples demandes. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a aussitôt instruit ses services à satisfaire cette demande.

Dr Papa Abdoulaye Seck a indiqué que beaucoup d’organisations paysannes vont bénéficier de matériel agricole à travers le « Programme brésilien ».

« Tout va rentrer dans l’ordre »

Malgré les efforts du gouvernement pour mettre en place des intrants, il a été relevé des retards dans la distribution des engrais dans certaines zones. Le ministre, tout en rassurant a affirmé que l’on ne peut pas encore parler de retard dans la mise en place de l’engrais compte tenu du cycle végétatif. Pour lui, il s’agit plutôt d’un problème de programmation. « Nous commençons par les régions où la pluie est précoce », a-t-il expliqué, soutenant que tout va rentrer dans l’ordre. Les fournisseurs d’engrais ont commencé, pour le bassin arachidier, par la région de Kaffrine. Aux paysans de la région de Kaolack, notamment ceux du département de Nioro du Rip, le ministre a assuré que l’engrais sera disponible au plus tard dans les 48 heures. A l’endroit des producteurs, Dr Papa Abdoulaye Seck a rappelé que l’économie du pays repose en grande partie sur eux, sur l’agriculture, pilier essentiel du Plan Sénégal émergent (Pse).

Souleymane Diam SY

Prix du kilogramme d’arachide  : Le gouvernement dans une logique de sécurisation et d’augmentation des revenus des paysans
Se prononçant sur le prix du kilogramme de l’arachide pour la campagne agricole 2016, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, a déclaré que l’Etat veillera à ce que le prix proposé et validé soit respecté. « Notre souci majeur, c’est de sécuriser et d’augmenter les revenus des paysans, de fortifier notre tissu industriel, de faire en sorte que ceux qui veulent exporter le fassent, et d’avoir un capital semencier », a-t-il dit. Pour lui, l’équilibre de la filière va se construire autour de ces quatre axes majeurs. S. D. SY

Souleymane Diam SY
 

Source: 
Le Soleil

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