Santé : Gandiaye sur la voie de la pré-élimination du paludisme

Grâce à des stratégies de prévention efficaces, notamment le travail des dispensateurs de soins à domicile chargés de traiter précocement les cas de paludisme, loin des structures de santé, Gandiaye, dans la région de Kaolack (centre du Sénégal), est sur la voie de la pré-élimination de cette pathologie.

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme est célébrée aujourd’hui. C’est le district sanitaire de Kaolack qui abrite la cérémonie officielle. La ville de Kaolack a été choisie grâce aux bons résultats enregistrés ces dernières années dans les postes et cases de santé. C’est le cas du poste de santé de Gandiaye qui n’a enregistré aucun cas de paludisme depuis 2016.

Situé à 24 kilomètres de la commune de Kaolack, Gandiaye est en train de gagner la bataille contre le paludisme, d’après son Infirmier chef du poste (Icp), Moussa Ndiaye. Il a révélé que le paludisme est le 5ème motif de consultation, loin derrière les Infections respiratoires aiguës (Ira). Le recul du paludisme dans cette zone est dû aux stratégies de prévention, mais surtout à l’application des directives du ministère de la Santé pour éradiquer ce fléau. « Ici, nous sommes dans la phase de pré-élimination, parce que le paludisme est bien maitrisé, même si, de temps à autre, nous faisons face à des cas importés. Mais, ce sont des choses que nous gérons », a expliqué l’Icp de Gandiaye qui a insisté sur l’application des mesures de prévention. Lesquelles ont permis d’enregistrer de bons résultats ces dernières années, malgré le fait que le poste de santé gère une zone périurbaine et rurale.

Cependant, Moussa Ndiaye a indiqué que la zone rurale reste toujours exposée aux pathologies comme le paludisme. Mais, avec la stratégie du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), particulièrement la prise en charge des cas précoces, la lutte contre les eaux stagnantes, la formation des relais communautaires, entre autres, cette maladie n’est plus un danger pour les 22.618 habitants de Gandiaye et ses environs. La preuve : de janvier à avril 2016, le poste de santé n’a notifié aucun cas de paludisme. « Même pendant les mois de septembre, octobre et décembre, considérés comme une période de pic, nous n’avons pas connu de cas de paludisme », s’est réjoui l’Icp. « Ces excellents résultats sont dus à la disponibilité des moustiquaires imprégnées dans les foyers et aux causeries animées dans les quartiers et villages en faveur des populations », a-t-il ajouté.

Ces résultats ont aussi été obtenus grâce au travail des dispensateurs de soins à domicile chargés de traiter précocement les cas de paludisme, loin des structures de santé. Pour maintenir ces acquis, l’Icp compte s’appuyer sur les dispensateurs de soins à domicile et dans les « daaras », les relais communautaires et l’implication des populations dans la prévention.

Moussa Ndiaye a indiqué qu’en 2016 tous les cas graves provenant des « daaras » ont été maitrisé grâce à l’intervention des dispensateurs de soins dans les «daaras» (Dsdara). Il a promis que toutes les actions de prévention vont être pérennisées pour mieux maitriser cette maladie qui, autrefois, a fait des dégâts, causant de nombreux morts dans le district sanitaire de Kaolack.

 

Auteur: 
Eugène KALY
Source: 
Le Soleil

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