Trafic maritime : Les activités ont repris au port de Kaolack

Le port maritime de Kaolack revit. L’infrastructure, jadis plaque tournante du trafic fluvial dans la sous-région, a connu une période de reflux. Aujourd’hui, les activités portuaires reprennent de plus bel avec une déserte moyenne de 4 navires par mois. Un redémarrage  prometteur pour l’économie régionale en dépit des limites imposées à la navigation par l’ensablement du chenal.

Animation inhabituelle au port maritime de Kaolack. Le site naguère calme le long des quais, parfois rompu par l’arrivée des pirogues venant des îles du Saloum, offre un autre visage.  Les coques de trois navires se dessinant le long de la berge, des manutentionnaires affairés au transbordement de marchandises mouillant sur le fleuve. Dans l’un des six entrepôts du port, une entreprise spécialisée dans l’avitaillement et la logistique dans la sous-région procède, sous l’œil vigilant de ses techniciens, au chargement de matériaux de construction et de déminage dans des camions alignés sur le terre-plein. Casquette visée sur la tête, habillé de chasuble fluorescente, un homme pilote d’une main de maître ce ballet incessant sur mer et terre. Le capitaine du port, le responsable régional de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), ne cache pas sa satisfaction de l’animation retrouvée du site.

« Certains étaient dubitatifs de la capacité  du port maritime de Kaolack d’accueillir  des navires de moyens tonnages. Aujourd’hui, en une journée, il y a 3 navires amarrés sur la berge. Une situation qui augure de perspectives heureuses pour l’économie de la région dont le port constitue un des poumons de l’activité de production à Kaolack», se réjouit le capitaine Niang.   A  ses côtés, les autorités de la chambre consulaire qui gèrent l’infrastructure ne cachent pas leur fierté devant cette nouvelle tournure des choses. «Depuis 2010, avec l’avènement du nouveau bureau dirigé par le président Serigne Mboup, d’importants efforts ont été menés pour réhabiliter le port maritime de Kaolack et lui faire jouer le rôle de locomotive de l’économie régionale.

C’est heureux qu’aujourd’hui qu’avec la confiance de certains partenaires, le site devienne compétitif et puisse accueillir des navires de 2.500 à 3.000 tonneaux, avec des effets d’entrainement certains sur le développement économique et social de tout le pôle territorial du Sine Saloum », a  déclaré Gora Traoré Mbaye, le directeur administratif et financier de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack. Cette attractivité retrouvée se traduit par l’installation de nouvelles entreprises sur la place maritime de Kaolack. Des sociétés de transit, d’entreposage, d’avitaillement et de logistique soucieuses d’exploiter la position stratégique du port dans le trafic maritime de la sous région ouest-africaine. Seul bémol dans ce tableau idyllique, l’ensablement du chenal qui constitue un sérieux frein au développement de ce port fluvial. «La réhabilitation du port maritime de Kaolack à travers le dragage du fleuve figure parmi les projets prioritaires figurant dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Ce qui permettrait, à long terme, à redorer l’infrastructure et à en faire l’un des tous premiers ports fluviaux de la côte occidentale de l’Afrique comme ce fut naguère le cas entre les deux guerres mondiales», assure le responsable administratif de la chambre consulaire du Saloum.

Auteur: 
Elimane FALL
Source: 
Le Soleil

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