Transformation de l’arachide : Serigne Mboup propose la mise en place d’un domaine industriel à Kaolack

Le président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias), Serigne Mboup, a demandé la mise en place d’un domaine industriel à Kaolack pour regrouper les entreprises du secteur arachidier. Il a fait cette proposition devant une délégation d’hommes d’affaires chinois.

Après avoir visité des sites de transformation de l’arachide dans la région de Thiès, une quinzaine de chefs d’entreprise chinois qui séjournent au Sénégal ont partagé hier un déjeuner avec leurs homologues sénégalais de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias). A la recherche de partenariats et d’opportunités d’affaires, ces hommes d’affaires, membres de la Chambre de commerce pour l’import et l’export des produits alimentaires de la Chine, ciblent essentiellement le marché de l’arachide et du sésame. Hier, le déjeuner d’affaires avec leurs homologues sénégalais a servi de cadre au président de l’Unccias pour proposer l’aménagement d’un grand parc industriel à Kaolack. «Je voudrais faire la proposition aux hommes d’affaires sénégalais et chinois de l’aménagement d’un grand domaine industriel pour regrouper les unités de ce type dans le bassin arachidier pour plus de performances dans le conditionnement et la transformation, avec des processus techniques mieux maîtrisés et des économies dans le transport qui sont des contraintes de compétitivité de nos produits agro-industriels», invite M. Mboup. Il rappelle d’ailleurs que l’arrivée des hommes d’affaires chinois a considérablement changé le modèle industriel dans la région du bassin arachidier. «Le modèle industriel sénégalais a radicalement changé dans le bassin arachidier où les huileries géantes ont laissé la place à de petites unités industrielles plus flexibles avec une plus grande marge de manœuvre. Elles sont pour l’essentiel à l’instar de la Sénégalo-chinoise de joint-venture agricole (Ssja) de Ngathie Naoude qui est le fruit d’un partenariat entre hommes d’affaires des deux pays grâce à la facilitation des deux chambres consulaires», explique le président de l’Unccias, par ailleurs président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (Cciak).

Une situation favorable donc pour l’arachide sénégalaise très appréciée en Chine, mais qui reste à être consolidée. «Nous pensons que les privés sénégalais doivent collaborer avec les partenaires chinois dans l’exportation de l’arachide au lieu de les laisser traiter directement avec les producteurs. C’est vrai que nous devons penser à nos industries locales. Mais compte tenu du fait que le Sénégal peut produire un million de tonnes, les Chinois peuvent nous aider à augmenter nos capacités de production», ajoute M. Mboup. En effet, la Chine qui réussit des rendements de 4 tonnes à l’hectare peut apporter beaucoup à la filière arachidière sénégalaise qui en est encore à 1 tonne par hectare, précise le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack.

Selon Mamadou Sarr, le chef du bureau économique de l’ambassade du Sénégal en Chine, entre 2014 et 2015, le volume des exportations sénégalaises en Chine a connu une croissance vertigineuse en progressant  de 273%, faisant de la Chine la 5e destination des exportations sénégalaises et le 2e fournisseur du pays.

mamewoury@lequotidien.sn

Auteur: 
Mame Woury THIOUBOU
Source: 
lequotidien.sn

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