KAOLACK / DEFAUT DE REPERAGE ET UTILISATION D’UNE PARTIE DE L’ANCIEN RESEAU DE DRAINAGE DES EAUX FAGOCYTE PAR L’OCCUPATION ANARCHIQUE DE LA VOIE

La problématique des inondations de Kaolack, depuis plusieurs décennies revient chaque année. Elle constitue en effet l’un des maux les plus pénibles pour une catégorie de population, mais aussi une source de revendication permanente, et un motif de multiples promesses que l’autorité ne cesse de porter en direction des défavorisés. Les sinistrés que nous avons l’opportunité de visiter hier ont constamment revenu sur cet état de fait. La plupart d’entre eux n’ont donné aucun crédit au programme de gestion et traitement des eaux pluviales que l’Etat du Sénégal compte terminer en Mars prochain. La raison ! ce programme qui possède aujourd’hui un taux d’exécution de ses travaux qui dépasse largement le cap de 50 %, n’a aucun impact sur la situation disent-ils. Les ouvrages sont là, mais les concessions qui les ceinturent sont toujours remplies. Et à chaque fois qu’il pleut, ces eaux augmentent leur niveau de stagnation. Comme si les équipes en charge de la réalisation de ce programme et les personnes qui leur ont confié cette mission, oublient que la commune de Kaolack dispose déjà d’un réseau de drainage des eaux pluviales qui, dans le passé jalonnait toutes les grandes artères en ville comme dans le reste des quartiers populaires. En milieu des années 70, ce réseau fonctionnait à merveilles dans la commune et grâce à lui, Kaolack n’a jamais enregistré un seul cas d’inondation. Et pourtant ce réseau existait pendant les moments où cette ville et cette région enregistraient les plus importantes précipitations de son histoire avec en moyenne 500 mm par an. En début des années 80, au moment où l’occupation anarchique de la voie publique commençait à faire ses effets, ces caniveaux ont commencé à disparaître. La plupart d’entre eux ont été tout bonnement enterrés. Les personnes qui étaient en course effrénée contre une petite espace de terre à occuper, pour un garage, une boutique ou un kiosque ont surtout été à l’origine de cette destruction massive. Présentement au niveau de certains points de la ville, on peut apercevoir encore quelques rares canaux qui se sont échappés à ces faits, mais qui se trouvent visiblement confrontés à un autre mal, celui de servir à des dépotoirs d’ordures aux nombreuses populations habitant leurs environs.

Auteur: 
Abdoulaye FALL

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