Kaolack/ Interdiction du transport inter-régional et refus des vélos-taxis de se soumettre. Les populations dans tous leurs états

La volonté de certains acteurs du transport de poursuivre leurs activités de transfert de personnes de région en région, ou commune en commune malgré les mesures d’interdiction de ces formes de déplacement décrétées par le ministère de l’intérieur, se manifeste de plus en plus dans le pays. Même si au niveau de la région de Kaolack des dispositions draconiennes ont été relativement prises par les autorités en place, les populations se montrent plus exigeantes face à ce phénomène et réclament plus de rigueur dans le filtrage des entrées et sorties afin que le région continue encore d’être abritée contre le Covid 19 comme il l’est aujourd’hui.

La progression fulgurante du coronavirus sur l’axe Nord du pays et dans certaines villes axiales comme Touba, Thiès et Tivaoune crée toute une psychose dans les régions non encore touchées. Dans ces collectivités où il n’existe pas encore de cas contrôlé positif, les populations sont quasiment très remontées contre les actes d’insoumission dont certains conducteurs de véhicules ou vélos-taxis font montre face aux mesures préventionnistes prises l’Etat dans le but de faire éviter la transmission communautaire, surtout la migration incontrôlée du virus vers les autres collectivités tenues sous haute surveillance. Hier à Kaolack, la ville ne reflétait guère le visage qu’on lui reconnait. La mobilisation, l’affluence, le tintamarre et autres coups de klaxon des véhicules taxis ou particuliers s’étaient tous interrompus. Les rares boutiques ouvertes recevaient à peine de la clientèle. Et partout les citoyens faisaient comme dans les pays à forte contenance du virus. Difficile était de trouver quelqu’un qui prenait le risque de circuler sans masque. Sur les milieux qui d’habitude accueillaient du monde, la distance sociale était quasiment respectée. Ainsi interrogées hier sur la question d’insoumission devenue pendant ces dernières 48 h un facteur de transmission directe de la maladie, les rares personnes rencontrées montraient toute une amertume et ne s’empêchaient guère à déplorer ce comportement apathique. Et du coup ces personnes exigeaient des autorités une surveillance plus rigoureuse du phénomène et proposaient parfois des peines d’emprisonnement sévères à toute personne surprise dans ce genre de comportement anti citoyen. En ce début du mois de Ramadan, la situation est sur le point de basculer vers d’autres revendications. Cette fois-ci en direction de l’état d’urgence et du couvre-feu. Car, compte tenu des nombreuses exigences qu’elles auront dans la pratique du jeûne, ces populations souhaiteraient le décalage des horaires du couvre-feu à des moments où elles auront la latitude de subvenir à l’ensemble de leurs besoins.

Auteur: 
Abdoulaye FALL

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