Kaolack/ Rentrée académique à l’USSEIN Les garanties du rectorat et le soutien du COUD

Suite à l’accalmie née de la pandémie du coronavirus, les cours vont reprendre le 7 Septembre prochain à l’université Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse (Ussein) de Kaolack. Une rentrée pour laquelle, le recteur de l’université Mme Ndèye Coumba Touré et le directeur du centre des œuvres universitaires de Dakar Abdoulaye Seydi Sow ont procédé Mercredi dernier à une visite aux infrastructures universitaires de Kaffrine avant d’entamer au cours de la soirée une rencontre avec la presse des régions de Kaffrine et Kaolack. C’était surtout pour fixer les modalités de reprise des cours. Mieux énumérer l’ensemble des dispositions prises en collaboration avec le Coud pour assurer une bonne reprise des cours dans les amphithéâtres. En respect aux principes et dispositions édictées par les organisations nationales et internationales de la santé, cette rencontre était ainsi une occasion de discuter et présenter le document renfermant le protocole sanitaire élaboré en rapport avec les activités de l’Université et qui doit par la suite être soumis au Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.  Déjà au niveau pédagogique un comité dit « santé Covid » est mis en pieds pour veiller et vérifier les missions de pilotage du dispositif sanitaire mis en place afin d’assurer une reprise sécurisée. Divisé en trois (3) sous commissions, ce comité a ainsi été éclaté pour répondre présent à toutes les espaces universitaires des régions de Fatick, Kaolack, et Kaffrine. Il faut le préciser ce protocole sanitaire est élaboré en conformité avec les normes standards nationales et régionales. Ainsi suite à un certain nombre d’opérations de désherbage et désinfection de l’ensemble des périmètres universitaires pour accueillir les étudiants dans des conditions optimales, des exercices de renforcement en matériel ont été littéralement menés en rapport avec le programme inclusif de lutte contre la Covid19 dans ces espaces universitaires. Au-delà de ces aspects spécifiques, les autorités universitaires ont également observé un renforcement en ressources humaines dans but de mieux sécuriser la rentrée (agents de croix rouge, agents de sécurité, techniciens de surface etc.…). En direction des étudiants, des kits dits barrières composés de trois (3) masques et d’un flacon de gel alcoolisé seront remis à chacun d’entre eux non seulement pour les équiper tout simplement, mais surtout pour leur rappeler les principes auxquels ils doivent se consigner pendant tous leurs séjours aux campus. Selon le recteur de l’Ussein, Mme Ndèye Coumba Touré, « les ressources pédagogiques n’ont jamais été arrêtés depuis l’arrêt des cours en Mars dernier. Ces ressources ont toujours été envoyées aux étudiants via la plateforme qui a été relativement mise en place et gérée par la direction de l’information de l’Université. Grâce aux salles multimédias, les campus de Kaolack, Fatick et Kaffrine sont parvenus à garantir une connexion continue pendant toute la durée de l’arrêt des cours » a-t-elle précisé. Et à la reprise le 7 Août prochain, confirme Mme le recteur de l’Ussein, « les étudiants pourront continuer à utiliser l’internet grâce à la fibre optique trouvée dans l’ensemble des campus. Ou bénéficier des cours en vidéo conférence et même d’autres formes de travaux pratiques du genre adapté ». Ainsi pour éviter toute polémique en termes de modalité de reprise, les unités de formation et recherche (Ufr), visiblement autonomes sont toutes soumises à des rencontres ou réunions inclusives pour offrir elles mêmes leurs propositions. C’est-à-dire si elles sont favorables pour une reprise générale ou graduelle ». Mais quoi qui puisse arriver ultérieurement, les salles des cours sont présentement bien aménagées pour accueillir des étudiants et qu’un plan de communication est déjà élaboré dans le but de rassurer les étudiants et leurs parents par rapport aux conditions d’accueil de leurs enfants dans un contexte de pleine lutte contre la Covid 19. Ainsi outrepassé l’appel à la sensibilisation lancé par le recteur de l’Ussein et les autres mesures littéralement prises pour le respect des principes de prévention, les autorités de l’Ussein ont profité de l’opportunité pour présenter la situation des campus sociaux en prélude de la reprise des cours en présentiel. Et par rapport au plan d’aménagement initialement constitué, un effectif de 16 résidences ont été aménagées pour les trois (3) régions (4 pour Kaolack, 8 pour Kaffrine et 4 pour Fatick). Dans ces résidences on peut compter 159 chambres divisées comme suit : 66 chambres pour le campus de Kaolack, 41 pour celui de Kaffrine et 52 pour Fatick. Ces chambres couvrent un total de1012 lits (428 lits attribués au campus de Kaolack, 282 lits pour Kaffrine et 302 lits pour Fatick. Ces lits vont ainsi profiter aux 1255 étudiants inscrits au campus de Kaolack, aux 794 étudiants de Kaffrine et aux 945 autres pensionnaires de Fatick. Il faut cependant ajouter que contrairement aux dispositifs pris en amont soit 8 personnes par chambre, les étudiants seront désormais logés à raison de 4 à 6 personnes par chambre et suivant la distanciation sociale.

 ABDOULAYE SEYDI SOW

« NOUS SOMMES EN PHASE DE CONJUGUER NOS EFFORTS POUR RELEVER LES DEFIS A L’USSEIN »

Pour le directeur du centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), cet exercice que nous allons dérouler ensemble avec le recteur de l’Ussein est une initiative donnée par le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation Cheikhou Omar Hann pour ensemble relever les défis de la réussite universitaire dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick. Un travail qui au-delà de l’Administration territoriale, sera effectué avec le concours des institutions locales (Mairies et conseils départementaux) et l’ensemble des partenaires nationaux et internationaux. D’ailleurs c’est pour cette raison majeur qu’Abdoulaye Seydi Sow a tenu à préciser « qu’on doit avoir une bonne lecture de cette rencontre avec la presse. Elle est en effet « l’expression d’un engagement à servir ensemble l’Université. L’Université est éligible si nous conjurons nos efforts avec l’ensemble des acteurs que sont les enseignants, les étudiants, et l’ensemble de nos partenaires. Les choses seraient beaucoup plus faciles si c’était à Dakar. Mais ici les choses sont plus compliquées dans cette université qui a la particularité d’être implantée dans trois (3) régions. Des efforts sont déjà consentis par l’Etat du Sénégal. D’autres dans sa composante pédagogique comme dans sa composante sociale, mais nous sommes aussi convaincus que nous ne pouvons pas remplir toutes les conditions. Si chacun s’approprie des mesures. Les étudiants, principaux bénéficiaires d’abord. S’ils sachent que tout ce qui se fera va dans le sens de leur offrir de meilleures conditions de vie, beaucoup d’améliorations pourraient surgir à l’horizon.  Ces conditions de vie, nous savons tous qu’il aura des insuffisances, mais qui ne pourront être réglées que dans la conjugaison des efforts, des forces, dans le cadre d’une concertation et d’un dialogue permanent » s’est persuadé le directeur du Coud. « Aujourd’hui nous avons hâte de nous en remettre si l’on voit nos braves étudiants prendre le relais de la sensibilisation. Eux qui devaient en principe être sensibilisés se sont mis sur une dynamique de sensibilisation pendant quatre (4) mois. Aujourd’hui au nom du recteur comme à mon nom propre nous exprimons notre disponibilité et notre volonté à dialoguer pour que des solutions soient trouvées à tous les problèmes qui se poseraient » a confié Abdoulaye Seydi Sow.

« LES ETUDIANTS DEVANT LE COUD RECLAMANT QUOI QUE CE SOIT »

« C’EST ARCHI FAUX » SELON ABDOULAYE SEYDI SOW

Pour le directeur du centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), il n’a aucune décision unilatérale qui a été prise concernant le retour des étudiants dans les amphithéâtres. Aucun étudiant ne s’est présenté devant la direction du Coud pour réclamer quoi que ce soit. Les modalités de reprise des cours au sein des amphithéâtres ont été fixées avec les étudiants et l’ensemble des parties intéressées. Mais jamais une reprise graduelle au niveau des campus n’a été prononcée. Pour le directeur du centre des œuvres universitaires de Dakar, il est quasi impossible de faire passer ce genre de décision. Et ce compte tenu du nombre exorbitant d’étudiants 78.000 au total et une capacité de 9500 lits c’est impossible. « Le recteur comme moi avons discuté avec les étudiants. Le recteur a ainsi obtenu un accord signé par les étudiants eux-mêmes et les parties ayant pris part à ce dialogue. La copie de cet accord est disponible. Ce qui a été dit c’était de reprendre à partir du 1er Septembre. Mais chaque faculté doit donner sa date. J’ai vu dans un site quelqu’un titrer les étudiants devant la direction du coud réclamant… C’est archi faux ! » Rétorqua Abdoulaye Seydi Sow. « Ces personnes ont repris les images du départ des étudiants le 14 Mars dernier du campus dans le but de nuire ». Il en déduira que la première rentrée devait se tenir en principe le 3 Septembre dernier et devait être poursuivie par les autres facultés jusqu’au 7 septembre dernier. A ce niveau là il n’y a pas eu de problème, les étudiants ont signé les protocoles. D’ailleurs au campus social, nous avons signé un protocole de fonctionnement qui a été conçu et élaboré. Ceux qui s’aventurent à ce genre de besogne ne connaissent guère le fonctionnement dans nos universités. L’Etat ne fait que tracer le cadrage. Et après les assemblées des universités qui sont souveraines fixent les dates, mais aussi les repères. D’ailleurs pour s’en convaincre c’est à l’Université Cheikh Anta Diop où l’on a réussi la meilleure rentrée cette année à part Kaolack » a tenu à préciser le directeur du Coud.
 

Auteur: 
Abdoulaye FALL

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