Kaolack/ Situation du marché dans le forail de kahone. Un gabe d’environ 22.000 têtes à relever dans un délai de moins de deux semaines

Dans le cadre de sa traditionnelle tournée d’inspection aux sites abritant les différents marchés à bétail du pays, le Ministre de l’Elevage et des productions animales Samba Ndiobène Kâ a exprimé hier à Kahone tout son satisfecit au sujet du système de ravitaillement du foirail de cette commune. Contrairement aux 18.000 Têtes de mouton qui étaient acheminées dans ce marché à pareils moments des préparatifs de la tabaski 2019, cette année le marché de Kahone couvre présentement 28.000 sujets appelés à la spéculation. Un rythme d’approvisionnement assez convaincant pour le ministre de l’Elevage compte tenu des difficultés constatées ces moments ci dans les déplacements des personnes et leurs biens, mais aussi liées à la propagation de la pandémie du coronavirus partout dans le monde. Mais aussi une inquiétude pour bon nombre de citoyens de Kaolack comprenant aujourd’hui que la demande en moutons de leur terroir a atteint aujourd’hui la barre des 50.000 têtes. Malgré les solides garanties offertes par le ministre Samba Ndiobène Kâ pour relever le gabe de la demande dans la commune de Kaolack, certaines parmi ces populations craignent l’immixtion d’un petit retard dans le processus d’approvisionnement du marché des 22.000 têtes restant de la demande. Et ce, dans les 11 jours restant de la célébration de la tabaski. Dans un autre aspect, l’inquiétude des populations va directement à l’ouverture des gambiens sur le marché sénégalais. D’habitude à moins de 72 h de la Tabaski, le marché de Kahone est subitement fermé au profit de la Gambie. Cette période là le meilleur moment choisi par les opérateurs gambiens pour descendre sur le terrain sénégalais et pomper tout le reste des troupeaux en poste dans le foirail de Kahone. Une forte opération de masse qui fait déserter le marché d’un seul coup. Et les retardataires et les nombreuses autres personnes qui se déplaçaient dans ce local pour se acheter un mouton sont alors obligées de faire mauvaise prise ou rentrer bredouille sans la moindre queue de bétail.  Une vieille revendication certes, qui n’est pas encore solutionnée jusqu’à l’heure où l’on parle, malgré le fait qu’elle soit toujours posée chaque année en pareils moments. Ainsi dans leurs convictions, ces personnes somment le gouvernement gambien à utiliser les mêmes procédures que le Sénégal. Autrement dit aller faire leurs propres transactions commerciales avec les pays voisins tels que le Mali et la Mauritanie et développer chez lui d’autres processus ou stratégies d’autosuffisance en mouton.

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Auteur: 
Abdoulaye FALL

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