Santé de la reproduction : Le Sénégal s’inspire de la Corée du Sud

Vu le développement du système de santé maternelle et infantile de la Corée du Sud, une délégation sénégalaise de 20 personnes a séjourné dans ce pays, durant le mois de septembre, pour une visite de travail. La journée de restitution des constats et conclusions s’est tenue ce jeudi à Dakar.

Le programme de renforcement des capacités sur la santé maternelle, infantile et juvénile, prévu sur trois années et initié par l’Agence de coopération internationale de la Corée (Koica), a fait, jeudi, l’objet d’une conférence de partage des connaissances. Cela fait suite à un séjour, en Corée du Sud, du 10 au 23 septembre, d’une délégation sénégalaise composée de 20 personnes. Le but est de renforcer les capacités pour un développement du système de santé maternelle.

Selon Dr Mariétou Diop, point focal de la Santé de la reproduction, maternelle, néonatale et infantile (Srmnia) à la Direction de la santé de la reproduction (Dsr), la Corée du Sud a un système de santé maternelle et infantile très développé. « Ce pays a appris à surmonter des problèmes de santé. Leur système est basé sur le leadership, la bonne gouvernance, une bonne organisation des services, le respect de la hiérarchie et la rigueur dans le travail », a-t-elle témoigné. Poursuivant, Dr Diop a affirmé que tout le cycle de vie en Corée du Sud est pris en charge par ledit système avec un aspect multisectoriel. « Il n’y a pas d’enclavement ; tous les accouchements sont assistés et ceux faits à domicile sont réglementés par l’Etat », a-t-elle renchéri.

Si le taux de mortalité infanto-juvénile est de 6/1000 naissances en Corée, il est de 51/1000 au Sénégal. Le rapport poursuit que la mortalité infantile est de 5/1000 chez les Coréens et de 36/1000 au Sénégal. S’agissant de la mortalité néonatale, elle table sur 2/1000 en Corée et 21/1000 pour le Sénégal. Quant à la mortalité maternelle, elle est de 18/1000 en Corée du Sud et 315/1000 chez les Sénégalais.

Toutefois, la présentatrice du document a déploré l’important taux de suicide noté en Corée (jeunes et personnes âgées). « La mortalité infantile a baissé au Sénégal. Elle est passée de 401 pour 100.000 naissances vivantes en 2015 à 315 aujourd’hui. Mais, nous n’avons pas atteint nos objectifs. Nous voulons, en 2020, atteindre une mortalité infanto-juvénile de 42 pour 100.000 naissances. Cela est réaliste parce que le gouvernement a fait de la santé de la mère sa priorité », a-t-elle confié.

Le directeur général de la Couverture maladie universelle (Cmu), Dr Bocar Mamadou Daff, s’est félicité de ce voyage d’études. « Nous avons appris que le succès du système sanitaire coréen est basé sur la discipline, la spécialité et la solidarité », a-t-il dit. M. Daff a aussi présagé de la réussite dudit projet.

Dr Sir Joshua, chef de département de la santé globale de l’Institut Yonsei a fait savoir que ce projet de trois ans se déroulera à Kaolack et à Fatick. Selon lui, le système coréen est performant grâce à la politique d’investissement du gouvernement, les lois spécifiques qui contribuent au développement de la santé, le capital humain et la volonté des communautés. « De part et d’autre, il y a un travail coopératif », a-t-il fait savoir.

Serigne Mansour Sy CISSE
 

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Le Soleil

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