NIORO/ SECOND PHASE DU PROJET DE RECHERCHE-ACTION EN AGRO-ECOLOGIE UN PRETEXTE POUR CORRIGER LES IMPERFECTIONS DE LA PHASE I

La phase II du projet de Recherche-Action en l’agroécologie est lancée Mardi dernier dans la commune de Nioro. Plusieurs experts, chercheurs, techniciens et autres récipiendaires venus des 14 régions ont participé à la rencontre. Un prétexte pour « Symbiose Sénégal » et ses partenaires de lister toutes les imperfections notées lors de la première phase du projet afin d’y apporter les solutions préconisées. Initié pour améliorer les capacités des exploitations familiales à travers l’adoption des techniques l’agroécologie, et mieux promouvoir un développement agricole et forestier sans l’utilisation de fertilisants ou autre technique puisée d’éléments fossiles, ce programme après deux années successives d’expérience a décelé quelques anomalies qu’il faut revoir ou corriger. C’est en effet l’exemple avec les techniques et bonnes pratiques dont les 613 bénéficiaires directs sont invités à adopter pour une agriculture de conservation ou un usage strict des bio-pesticides à la place des engrais inondant à présent le marché national. Mais également la recherche-action en agriculture de conservation sur la filière céréale, l’intégration de techniques d’association des cultures et l’utilisation exclusive d’engrais organiques formulés. Ces nouvelles mesures instructives permettront cependant la mise en place d’un réseau fonctionnel de recherche entre chercheurs, les organisations d’appui conseil et les producteurs. Sur le maraîchage, les résultats des enquêtes ont concluants surtout avec la méthode Zai. Ce n’est qu’au niveau des grandes cultures notamment les céréales où ils sont mitigés. Car les besoins en azote des céréales sont si importants qu’ils n’ont pas été tenus en compte. En termes de qualité des sols, il est également remarqué qu’à Kaymor et toutes les localités nichées sur des curasses, le sol n’est pas trop pauvre comme on le pensait. Mais pauvre dans les villes et villages où l’on pratique la monoculture. Ce sont en apparence des sols lessivés à cause des grandes cultures qu’ils accueillent chaque année. Ainsi financé à hauteur de 81 Millions de frs pour une durée d’exercice de deux ans, ce projet va aussi toucher près de 236 mille bénéficiaires indirects répartis entre les communes de Dabaly, Kayemor, Darou salam, Paoskoto, Prokhane, Ndrame Escale et Keur Mandongo. En dépit de l’enveloppe dégagée pour son financement, le partenaire financier en l’occurrence « Horizon 3000 » se fixe l’objectif d’engager près d’une dizaine de consultants sénégalais et d’origine autrichienne pour accompagner les travaux et surtout garantir la formation aux principaux bénéficiaires dont une trentaine de séances prévue tout au long de son exécution.

Abdoulaye FALL

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